Aimez-vous les plaisirs divers ?

D’ici qu’arrive l’année nouvelle, danse et musique vont vous faire voyager de concert en décembre …

Up, dans une mise en scène de Manuel Antonio Pereira, s’apparente à une forme de danse-concert. La danse interprétée par Bruce Blanchard – qui est aussi chorégraphe, détourne les codes et les styles du hip-hop pour bifurquer vers d’autres formes de danse qui vont vous transporter des trottoirs de la rue jusque sur les pistes du continent noir.

Un voyage qui retrace le parcours d’un combattant, d’un lutteur. La musique interprétée par la chanteuse Sabine Kabongo, le batteur guitariste Bilou Doneux et DJ Courtasock, entre en dialogue avec ce combat qui transcende la trajectoire privée pour exprimer la lutte de beaucoup de jeunes qui cherchent à crever le plafond de certaines réalités sociales.

Le samedi 13 décembre, à l’issue de la dernière représentation, le trio musical formé pour l’occasion prolongera le plaisir de la soirée, en donnant un concert-événement !

Ce même jour à 15h à l’espace-salon, vous pourrez découvrir Après moi les mouches, un texte écrit et lu par Stéphane Bissot, qui raconte une sorte d’épopée drôle et touchante, à travers les âges, avec la vie et la mort qui s’enlacent.

Stéphane Bissot est actrice, chanteuse et auteur de ses chansons. Elle joue au cinéma pour Joachim Lafosse, Julie Lopez Curval, Fabrice Du Welz, Nicolas Cuche… Héroïne de la série Melting Pot café, pendant trois saisons, elle a joué au théâtre pour différentes compagnies. C’est à Bruno Petit, son producteur, qu’elle doit d’avoir mené à terme ce premier travail d’écriture théâtrale.

A 18h, au studio de la rue Gray, c’est à une rencontre avec Ludovic Barth et Matylde Demarez – alias Clinic Orgasm Society – que vous êtes conviés. Ils ne lèveront pas un coin de voile sur leur prochaine création, Si tu me survis … (je me néglige), mais ils vous feront un état des lieux de leur recherche et de leur questionnement.

Nous clôturerons ensuite l’année sur un autre événement. Celui-là sera entièrement musical et ce sera à vous d’y ajouter tout l’aspect dansant que vous souhaitez.

Si Up s’apparente à une forme de danse-concert, on peut affirmer que le spectacle de Kouzy Larsen, est quant à lui, un ciné-concert.

Mais qui est Kouzy Larsen ?

Outre que le groupe est l’un des trois finalistes de la Biennale de la chanson française proposée par le Festival FrancoFaune, et que le ‘larsen’ est cet effet sonore pour le moins contrariant qui se produit quand émetteur et récepteur sont placés trop près l’un de l’autre, Kouzy Larsen est un groupe en voie d’apparition qui sort son premier album.

Un sur support vinyle avec fanzine incorporé, signé بــرّاق ريـــما, alias Barrack Rima, celui qui signe les images-vidéo du spectacle et lui donne cet aspect très ciné … et dessiné. Kouzy Larsen se meut dans cet univers en personnage mi réel, mi inventé, mi ange déchu, mi démon futuriste.

A découvrir le jeudi 18 décembre à 21h. Entrée gratuite.

En deuxième partie, le groupe reprendra son rythme rock-pop-groove pour vous échauffer avant que vous vous jetiez à corps perdus sur le floor, aux sons des deux DJette – Anne Fidalgo et Hawaly Ly – qui étaient plus ou moins résidentes au Delecta, et qui mixent les soirées BOUM du Dillens.

 

Le Théâtre Varia fermera ensuite ses portes pour les rouvrir le 22 janvier 2015. Ce temps de fermeture permettra de peaufiner Six pieds sur terre, la nouvelle création de Jean-Luc Piraux, de préparer ses reprises de Faut y aller ! et de En toute inquiétude ; de finaliser Gagner et Perdre / Beckett, une création d’Isabelle Gyselinx qui nous lie au Théâtre de Liège ; d’installer Le tramway des enfants, de Philippe Blasband, le projet mis en scène par Pierre Sartenaer qui réunit les 4 centres dramatiques de la Fédération Wallonie-Bruxelles, puis d’accueillir après sa création au Théâtre de l’Ancre de Charleroi Liebman, renégat. Ce sera aussi le temps d’entamer les répétitions de Woyzeck de Büchner, un projet de Michel Dezoteux à voir au Petit Varia, tandis que Farid Ousamgane reprendra au Grand Varia, Le monde du rien.

Ces spectacles du premier trimestre seront environnés de rencontres passionnantes, de cafés philos, de débats intenses que nous préparons en étroite collaboration avec de précieux partenaires tels le Librex et la Ligue des droits de l’homme.

Avec Riton, le fils qui nous fera connaître le père sous un angle nouveau, nous partirons sur les traces de Marcel Liebman, cet intellectuel engagé dans les années 70. Qu’ont apporté ces années de contestation à notre époque actuelle ?

Avec Jean-Luc Piraux, nous nous interrogerons sur la notion de handicap, à commencer par le terme lui-même, un terme si flou et généraliste qu’il renvoie aussi bien au corps qu’au psychisme … Nous nous pencherons encore avec lui, mais aussi avec Isabelle Gyselinx et Philippe Blasband, sur notre relation à la vieillesse et à la mort, deux sujets bien souvent occultés et chargés d’angoisse. Pourquoi est-il si difficile de parler de l’un comme de l’autre ?

Nous nous demanderons ensuite avec Michel Dezoteux et avec Farid Ousamgane si le progrès contribue à faire reculer l’irrationnel et quelle place notre société concède-t-elle encore à la folie ?

Ne manquez pas enfin d’aller écouter l’ensemble des artistes cités parler de leurs créations, de leurs impressions, de leurs visions, sur le blog de notre site, et de découvrir leurs défauts, leurs qualités, ce qu’ils aiment ou pas dans l’exercice de leur métier, ou encore si Dieu existe, ce qu’ils aimeraient l’entendre dire après leur mort. Ils répondent les uns après les autres à nos interviews et se prêtent à notre jeu du petit questionnaire, façon Proust-Pivot, et néanmoins Varia …

Ce sont avec ces artistes, en découvrant leurs spectacles, et en partageant les questions qu’ils soulèvent, que nous vous proposons de passer le premier trimestre 2015. Après quoi, viendra le printemps. Mais qui dit autre saison, dit autre histoire.

D’ici d’y arriver, place d’abord à Up, à Kouzy Larsen, à la danse, à la musique et aux plaisirs divers qui souvent les accompagnent …

 

A voir ou à revoir sur les routes :

J’habitais une petite maison sans grâce, j’aimais le boudin.

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