• Lieu:
    Grand Varia
  • Public:
    Tout public
Les horaires
  • Le mardi 07/03 à 20h30

  • Le mercredi 08/03 à 19h30

  • Le jeudi 09/03 à 20h30

  • Le vendredi 10/03 à 20h30

  • Le samedi 11/03 à 20h30

  • Le mardi 14/03 à 20h30

  • Le mercredi 15/03 à 19h30

  • Le jeudi 16/03 à 20h30

  • Le vendredi 17/03 à 20h30

  • Le samedi 18/03 à 20h30

  • Le mardi 21/03 à 20h30

  • Le mercredi 22/03 à 19h30

  • Le jeudi 23/03 à 20h30

  • Le vendredi 24/03 à 20h30

  • Le samedi 25/03 à 20h30

Se débattre encore

Lucie Toledo, une détective habituée à filer les gosses de riches en fugue, est missionnée par une famille d’intellectuels bourgeois pour retrouver Valentine, une adolescente rebelle et paumée. Elle s’adjoint les services d’une coéquipière hors-norme, dite La Hyène, une lesbienne fascinante et une enquêtrice légendaire aux méthodes aussi efficaces que discutables. Les deux femmes partent sur les traces de la jeune disparue. Sur la route qui les mène de Paris à Barcelone, elles croisent une foule de personnages qui dressent la fresque d’une société hautement contrastée. Et quand, au bout du parcours, l’affaire semble s’éclaircir, l’ado mal dégrossie fait rebondir l’histoire en la menant vers une fin inattendue…

Si à première vue, Apocalypse Bébé est un polar, il est aussi un roman politique et prémonitoire qui brouille malicieusement les pistes, déjoue les clichés et dépeint un monde en mouvement. L’adaptation de Selma Alaoui suit sa trame pleine de gaieté et de piquant et conserve son rythme haletant. Dans un mélange de scènes d’action, de percées dans le passé, de fragments ou d’apartés qui sont tantôt joués, tantôt narrés, le spectacle, à l’instar du roman, nous incite à réfléchir sur la complexité de notre société et la nécessité d’en renouveler les enjeux.

  • Virginie Despentes a 24 ans quand elle ébranle la scène littéraire française. Son premier roman, Baise-moi, lui vaut une réputation de romancière subversive et l’impose comme « la chef de file d’une génération gaiement libertaire et décomplexée ». Lassée des étiquettes qu’on lui attribue, elle aborde d’autres thèmes, puis raconte dans King Kong Théorie comment elle est devenue ce personnage controversé. 2010 marque son retour au roman avec Apocalypse Bébé, pour lequel elle reçoit le Prix Renaudot. Les récents tomes de son Vernon Subutex (Ed.Grasset) lui valent d’être couverte de prix et de devenir membre de l’Académie Goncourt. C’est dire qu’au fil du temps, cette chroniqueuse habile et incisive de l’état de déglingue social, politique et moral de nos sociétés s’est imposée sans rien avoir perdu de sa capacité de révolte.

 

  • Après une formation en mise en scène à l’INSAS, Selma Alaoui obtient le prix de la Meilleure découverte et celui du festival Emulation de Liège, pour sa première mise en scène d’Anticlimax, de Werner Schwab. En 2011, son deuxième spectacle, I would prefer not to reçoit le prix de la meilleure mise en scène et celui de la meilleure comédienne. Elle met encore en scène, L’amour, la guerre, une écriture personnelle librement inspirée de Shakespeare et Notes pour le futur. Depuis 2007, elle est codirectrice artistique avec Emilie Maquest et Coline Struyf de Mariedl, un collectif qui explore les errances et les fulgurances des destins contemporains.

 

 

Photos Lou Hérion

Avec Marie Bos / Maude Fillon / Florence Minder / Achille Ridolfi / Eline Schumacher / Aymeric Trionfo / Mélanie Zucconi

Texte d’après le roman Apocalypse bébé de Virginie Despentes
Adaptation et mise en scène Selma Alaoui / Dramaturgie Bruno Tracq, Selma Alaoui, Amel Benaïssa / Assistanat mise en scène Amel Benaïssa / Scénographie et costumes Marie Szersnovicz / Réalisation vidéo Bruno Tracq / Son Guillaume Istace, David Defour / Lumière Simon Siegmann / Conseil vidéo Arié Van Egmond / Conseil artistique Emilie Maquest, Coline Struyf / Direction technique Rémy Brans / Stagiaire assistante scénographie et costumes Lucille Streicher / Stagiaire assistante mise en scène Jeanne Dailler, Olga Lerani / Perruques : Cora Debain.
Musique originale additionnelle : Loup Mormont

Images :
Chef Opérateur : Coline LEVÊQUE, Chef Electro : Emilien Faroudja, Maquillage : Jill Wertz.

Création Collectif Mariedl

Coproduction Théâtre de Liège, Théâtre Varia / Bruxelles, Théâtre de Namur, le Manège.Mons
Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles / Service Théâtre, du Centre des Arts scéniques
Partenariat de coproduction et d’actions pédagogiques entre les 4 Centres Dramatiques de la Fédération Wallonie-Bruxelles
Remerciements : Denis Carpentier, [e]Utopia, Jerôme Gilbert, Tristan Galand, Julien Jaillot, La Guardia Civil Barcelona, Johan Legraie, Patrick Léonard, Olivier Leroy, Le Sacristain, Les stagiaires des Beaux-arts de Liège, Luciano du Delft, Marie Messien, Odezenne, Nicolas Oubraham, Joachim Philippe, Rien à voir production, Studio InkLady, Alice Tahon, Claire Tracq, Thomas Turine, Anne Cécile Vandalem, Laurence Van Goethem, David Vranken, toute l’équipe du Théâtre de Liège ainsi que celle du Théâtre Varia.

 

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Le Blog de la revue Alternatives Théâtrales, Christian Jade, 21 octobre 2016 :
Rencontre avec Selma Alaoui : ELOGE DE LA MARGE, RECHERCHE DU RYTHME SCENIQUE
Lire l’article

RTBF.be, Christine Pinchart, 13 octobre 2016 :
Rencontre avec Selma Alaoui
Ecouter le podcast

Metro.be, Nicolas Naizy, 10 octobre 2016 :
Critique
« La distribution est d’autant plus magnifique qu’elle parvient à endosser les habits de personnages aussi divers qu’ils sont typés (…). Dénonciatrice, avec une pointe de trash, la pièce renforce parfois la caricature pour y insuffler une dose d’humour. Mais elle n’en reste pas de moins un sacré coup de pieds dans les burnes d’une société machiste marquée par la violence à l’égard des femmes. Un plaidoyer punchy dans une ambiance pop, tantôt lumineuse, tantôt dark, grâce à une scénographie mouvante de Marie Szersnovicz. On est constamment comme dans une sorte de rêve d’enfant flirtant toujours avec le cauchemar d’adulte. C’est du Despentes, qui ne prend pas de gants avec la discrimination qu’elle dénonce, parce que celle-ci n’en prend pas non plus quand elle entend répéter, génération après génération, une hiérarchie des genres aussi impitoyable qu’injuste. » Lire l’article complet

Le Soir, Catherine Makereel, 3 octobre 2016 :

Critique : LES LOSERS SUBLIMES DE VIRGINIE DESPENTES
« Il se dégage un souffle nerveux, effervescent de cette pièce chorale. (…) Le roman est noir de noir, mais la pièce navigue plutôt du côté ironique de l’auteur (…) Il fait bon rire d’une Hyène sexuellement volcanique (incandescente Marie Bos), d’une anti-héroïne dépressive (hilarante Mélanie Zucconi) ou d’un père démissionnaire (suave Achille Ridolfi). Maude Fillon, Lorence Minder, Eline Schumacher et Aymeric Trionfo apportent aussi leur part de tonus, mi-comique, mi-inquiétant, à ce thriller explosif. » Lire l’article complet

L’Echo, Primaëlle Vertenoeil, 27 septembre 2016 :
Critique : AU COEUR DE L’HOMME
« Pendant plus de deux heures, l’intrigue se déploie devant un spectateur conquis par la qualité du jeu des acteurs. Le spectacle alterne entre sérieux et humour, entre vérité qui fâchent et clichés attendus. Du reste, si le roman de Virginie Despentes est un excellent texte, Selma Alaoui en a fait un spectacle de haut vol, soutenu par de brillants comédiens. » Lire l’article complet

Focus Vif, Nurten Aka, 23 septembre 2016 :
Portrait de Selma Alaoui : LA FORCE INTRANQUILLE
« Apocalypse Bébé, petite bombe romanesque de Virginie Despentes, a été transposé au théâtre par Selma Alaoui. L’occasion de tirer le portrait de cette talentueuse comédienne et metteuse en scène aux choix singuliers. » Lire l’article complet

Le Vif/l’Express, Estelle Spoto, 9 septembre 2016 :
Dossier : COMME UN ROMAN
« Chercher dans un roman un discours différent sur l’époque, c’est aussi ce qui anime la jeune metteuse en scène Selma Alaoui (…). « J’essaie toujours de travailler avec des matières qui résonnent avec notre époque, souligne Selma Alaoui, et même s’il y a des écritures théâtrales contemporaines que j’adore et que des pièces classiques anciennes peuvent trouver un écho aujourd’hui, j’ai toujours un endroit de manque, l’impression qu’il y a un décalage entre nos quotidiens et les matières théâtrales. » Avec le roman de Despentes, on est en phase, c’est sûr. Davantage même que lors de la sortie du livre, en 2010. Les attentats de ces derniers mois ont même poussé Selma Alaoui à modifier la fin. « Despentes parle de ce que c’est d’avoir recours à la violence dans une société où l’on ne se retrouve pas. C’est un roman visionnaire. Il résonne tellement par rapport à l’actualité. Trop. Or ce que j’aime chez cette auteure, c’est qu’elle peut avoir une noirceur, un côté mordant, sans être déprimante. Il y a une force de vie dans ses romans. Donc pour être fidèle à l’esprit, il ne fallait pas monter une pièce mortifère. Je parlerais de fidélité dans la mesure où je respecte l’oeuvre et que j’ai envie de la défendre. Mais une adaptation, ça devient forcément autre chose, simplement pares que tout ce qui est possible dans un roman n’est pas possible au théâtre, et c’est tant mieux. »

Création 25 sep – 6 oct 2016 Théâtre de Liège.
11 – 15 oct 2016 Théâtre de Namur,
15 – 17 nov 2016 manège.mons

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