• Lieu:
    Grand Varia
  • Public:
    Tout public
Les horaires
  • Le mardi 23/02 à 20h30

  • Le mercredi 24/02 à 19h30

  • Le jeudi 25/02 à 20h30

  • Le vendredi 26/02 à 20h30

  • Le samedi 27/02 à 20h30

  • Le mardi 01/03 à 20h30

  • Le mercredi 02/03 à 19h30

  • Le jeudi 03/03 à 20h30

  • Le vendredi 04/03 à 20h30

  • Le samedi 05/03 à 20h30

En Italie, le fruit orange-amer d’une noire exploitation

Né à Naples en 1985, Pietro Marullo est un artiste voyageur dont le travail se situe aux confins des frontières entre théâtre, documentaire, danse, arts plastiques, performances et vidéos. Son intérêt pour le mouvement et le masque le conduit d’abord de Milan à Paris, de Londres à Rome. En 2008, il entre à l’INSAS à Bruxelles. Au sortir de l’école, il multiplie les expériences. Il travaille avec Thomas Ostermeier à la Biennale de Venise, est sélectionné pour le projet Europe will art you, à Paris, rencontre les metteurs en scène Federico Leon (Argentine), Kristian Lupa (Pologne), l’acteur Yves Noël Genot (France) et participe à L’Ecole des Maîtres. En 2013, il est parrainé par Valérie Dréville au Festival d’Avignon, dans le projet Voyages de Kadmos qui favorise la mobilité de jeunes artistes et la détection de nouveaux talents.

L’aventure d’Arance (Orange) commence dès 2012. Le point de départ en est « l’après Lampedusa ». Si la mer rejette des corps sur les plages de Lampedusa, si ce cimetière des rêves est un choix entre la mort et la mort, que deviennent les hommes et les femmes qui survivent à la traversée ? Pietro Marullo et sa jeune équipe partent à leur rencontre. A Lecce, dans les Pouilles – mais ça pourrait être dans une autre région de l’Italie -, les migrants récoltent des fruits au rythme des saisons. Ils sont sans papiers et vivent concentrés dans des ghettos sans eau ni électricité. Leurs abris sont faits de pneus, de sièges de voiture, de bâches, de morceaux de tôles ou de bouts de plastique. Ils sont très pauvrement payés au noir. Des « caporaux » – sorte de contremaîtres engagés la plupart du temps par des mafias locales pour contrôler leur travail – retirent de leur maigre salaire le prix du loyer, de la nourriture et celui de leurs déplacements. L’embauche n’est jamais garantie. Seuls les plus forts sont choisis. Le racisme et la violence se vivent au quotidien. Les agriculteurs qui vendaient autrefois leurs oranges à la Russie ou aux Etats-Unis, doivent désormais accepter les prix fixés par les grosses firmes. A Lecce, c’est Minut Maid qui appartient à The Coca-Cola Company. Un jour, les saisonniers ont osé se révolter, avec comme résultat plus de morts, de blessés et de peurs. Cela fait plus de vingt ans que cette situation dure. Les temps sont toujours négriers et l’esclavagisme est devenu moderne.

Avec Arance – avoid shooting blacks Pietro Marullo signe un spectacle d’images, d’impressions et de métaphores, comme il signerait ce que Pier Paolo Pasolini appelait la « poétique du déplacement ». Le spectacle s’évade de la réalité et prend une forme errante et discontinue pour remonter à la source, au berceau de l’humanité. Il nous conduit dans un voyage onirique, au pays du subconscient, pour questionner au milieu des lambeaux, des épaves et des beautés de notre humanité, la violence du continent étoilé de l’Europe à l’encontre du continent africain, alors que l’un et l’autre sont inextricablement liés.

Photo : Stephane Deleersnijder

La petite interview avec Pietro Marullo

Si vous désirez en savoir plus, nous vous invitons à lire l’intégralité de l’interview de Pietro Marullo. Bonne lecture !

AVEC Paola Di Bella, Noémi Knecht, Adrien Letartre, Jean Hamado Tiemtoré, Baptiste Toulemonde et guests | CRÉATION SONORE Jean-Noël Boissé | CRÉATION LUMIÈRE Marc Lhommel | SCÉNOGRAPHIE ET COSTUMES Pietro Marullo, Bertrand Nodet, Anne-Sophie Grac | ASSISTANAT Noémi Knecht | ÉCRITURE ET MISE EN SCÈNE Pietro Marullo

Une production Butterfly asbl | Pietro Marullo, en coproduction avec le Théâtre Varia, le Théâtre de Liège et l’association Le Bouc Sur Le Toit. En collaboration avec le Cantieri Teatrali Koreja de Lecce (Italie), le Théâtre Marni de Bruxelles, le Centre des Arts Scéniques (Belgique). Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles, service du Théâtre, avec l’aide artistique du Jeune Théâtre National et de l’ENSATT de Lyon. Le projet a bénéficié d’une résidence d’écriture au Châteaux du Pont d’Oye.

Arance a été créé le 19 avril 2015, dans le cadre du Festival Emulation – Théâtre de Liège

www.marullopietro.com

Pure FM, Périscope, 2 mars 2016 :
Interview de Pietro Marullo et Gabriela Niculae (figurante)
Écouter le podcast (9min25sec à 17min)

La Trois, L’Invitation, 29 février 2016 :
Rencontre entre Pietro Marullo et deux invitées
Voir la vidéo

Pure FM (site), Xavier Ess, 29 février 2016 :
Annonce : ARANCE – 5000 ORANGES TOMBENT SUR BRUXELLES
Lire l’article

La Libre Belgique, Marie Baudet, 27 février 2016 :
CritiqueDU CIEL OÙ GRONDE L’ORAGE TOMBENT DES ORANGES
« Signifier, donc, sans surligner. L’exercice est délicat. Allégorie et métaphore vont ainsi dominer le spectacle, avec la force d’images très construites et parfois saisissantes. (…) Le gradin usuel, rétracté, sert de fond au plateau et deviendra un élément fort de la scénographie. (…) un exercice aussi ambitieux qu’audacieux dans l’hybridation des genres. » Lire l’article complet

Rue du Théâtre.eu, Suzane Vanina, 27 février 2016 :
Critique : UNE ORANGE BIEN AMÈRE
Lire l’article

Alter Echos, Manon Legrand, 26 février 2016 :
InterviewLES ESCLAVES DU SUD DE L’EUROPE REMPLISSENT LES MARCHES DE BRUXELLES, PARIS ET BERLIN
Lire l’article

L’Echo, Bernard Roisin, 26 février 2016 :
Interview + critique : L’INDUSTRIE ALIMENTAIRE A TOUJOURS BESOIN D’UNE MAIN-D’ŒUVRE BON MARCHE
« Spectacle onirique, Arance a le bon goût de ne pas nous infliger un discours politique pesant. (…) La beauté plastique du spectacle est indéniable, les idées souvent géniales et la symbolique souvent magnifique. » Lire l’article complet

Agenda Magazine, Gilles Bechet, 19 février 2016 :
Interview de Pietro Marullo : LES RAISONS DE LA COLÈRE
Lire l’article

La Libre Belgique, Marie Baudet, 17 février 2016 :
Annonce : NOIR COMME UNE ORANGE
Lire l’article

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