• Lieu:
    Grand Varia
  • Public:
    Tout public
Les horaires
  • Le mardi 24/04 à 20h30

  • Le mercredi 25/04 à 19h30

  • Le jeudi 26/04 à 20h30

  • Le vendredi 27/04 à 20h30

  • Le samedi 28/04 à 20h30

  • Le mardi 01/05 à 20h30

  • Le mercredi 02/05 à 19h30

  • Le jeudi 03/05 à 20h30

  • Le vendredi 04/05 à 20h30

  • Le samedi 05/05 à 20h30

Quelque part en Afrique, un ouvrier a été tué sur le chantier d’une entreprise européenne. Alboury, son frère, s’introduit « mystérieusement dans la cité » où vivent les Blancs pour réclamer son corps auprès de Horn, le chef du chantier. Ce dernier ne peut le lui rendre. L’ouvrier a été tué par Cal, son ingénieur. Une jeune femme, Léone, débarque pour la première fois en Afrique. Elle travaillait dans un hôtel de Pigalle et vient épouser Horn. Tandis que Cal tourne autour d’elle, elle rencontre Alboury. Quatre personnages se retrouvent ainsi réunis au cours d’une nuit de violence, d’amour et de désir.

La seule action dans cette pièce est la parole et ce qu’elle révèle. Koltès disait : « cette pièce ne parle pas de l’Afrique, car je ne suis pas un auteur africain. » Elle parle en effet d’une Europe vue comme un microcosme fermé et confronté à l’inconnu, au mystère, au sacré. Le « Combat de nègre » d’Alboury, qui porte le nom d’un roi, est celui de réclamer le corps de son frère qu’on a fait disparaître dans un égout. Il a à la fois une valeur mythologique et un sens actuel. Son entêtement, son opiniâtreté, sa résistance révèlent les contradictions des « chiens », leurs fantasmes, leur ignorance et leur mépris.

Il y a dans cette volonté farouche de cacher la vérité, du désarroi sincère. Il y a dans cette dissimulation des peurs et des inquiétudes, du radotage et de la mise en scène de soi qui prêtent à rire. Il y a dans cette recherche à faire payer à l’autre le prix de sa solitude, de la cruauté et de la drôlerie. Il y a enfin et surtout dans cette recherche vaine d’une conscience de l’autre, l’aveu d’une défaite, des routes qui ne mènent nulle part et un monde où tout reste à construire.

© Christophe Urbain

Le bord de scène
Rencontre avec l’équipe artistique mercredi 25 avril à l’issue de la représentation.

Lecture publique
Après avoir été coachés à la prise de parole en public, des élèves du secondaire partagent des extraits de texte ayant inspiré le metteur en scène dans la création du spectacle.

Dans le cadre du projet scolaire « La lecture à la classe ». Lecture de 7 min en prélude à chaque représentation.

 

Toutes ces activités sont gratuites et ouvertes à tous.

Plus d’informations sur les actions menées autour des spectacles sur la page Actions et publics.

AVEC Berdine Nusselder, Fabien Magry, Thierry Hellin, François Ebouele
CRÉATION MUSICALE Grégoire Letouvet, Marc-Antoine Perrio
SCÉNOGRAPHIE Arnaud Verley
EFFETS SPÉCIAUX Sébastien Corbière
COSTUMES Claire Schirck
CRÉATION LUMIÈRES Matthieu Ferry
CRÉATION SON Geoffrey Sorgius
MISE EN SCÈNE Thibaut Wenger

DIFFUSION Marie-Sophie Zayas

Créée le 7 oct 2016 au Théâtre des Martyrs (pièce publiée aux éditions de Minuit-1990)

Un spectacle de Premiers Actes ASBL. En coproduction avec le Théâtre des Martyrs-La Servante, la Filature-Scène Nationale de Mulhouse, le Relais Culturel Régional de Thann. Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles, du Ministère de la Culture-DRAC Alsace, de la région Alsace, du dispositif Arts Vivants en Alsace-Les Régionales, de la SPEDIDAM et de l’ADAMI.

© Christophe Urbain

EXTRAITS CHOISIS :

« Il faut saluer, outre la mise en scène magistrale qui, parfois, prend véritablement aux tripes, la réussite de la distribution. L’excellent Thierry Hellin est l’épicentre de cette descente aux enfers. (…) Berdine Nusselder, attachante Léone, est aussi convaincante. » L’Alsace, Frédérique Meichler, 9 novembre 2016

« Pour servir l’écriture élégante, poétique et rugueuse de Koltès, Thibaut Wenger a pris le parti de la pénombre, à rebours de l’aveuglant soleil synonyme d’Afrique. (…) La distribution, remarquable, s’y fond avec justesse. Thierry Hellin est un Horn ombrageux, à l’autorité pleine de failles. Fabien Magry (…) donne à Cal une fièvre inquiétante, imprévisible. Berdine Nusselder compose une Léone tantôt ingénue tantôt prête à tout pour convaincre de son attirance l’Alboury sobre, obstiné et fier de François Ebouele. » La Libre Belgique, Marie Baudet, 7 octobre 2016

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POUR EN SAVOIR PLUS :

Critiques :
L’Alsace, Frédérique Meichler, 9 novembre 2016
La Libre Belgique, Marie Baudet, 7 octobre 2016

Avant-papiers :
Poly, Thomas Flagel, 3 novembre 2016

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