Jean-Luc Piraux VS Proust

Jean-Luc Piraux n’est pas un comédien comme les autres. Derrière ses airs de timide se cache un clown au grand cœur. Il y a du Bourvil là-dessous, du Pierre Richard, du Charlie Chaplin… Ce comédien de haut vol a écumé les scènes des villes et des campagnes, récemment encore avec son solo En toute inquiétude (2011). Il sait tout jouer et s’est illustré dans des registres très différents, de la comédie à la tragédie, en passant par son domaine de prédilection, la tragicomédie. On a pu le voir au cirque, au cinéma, dans le théâtre jeunes publics (Galafronie, Casquette…), dans l’associatif, le cabaret, la revue absurde auprès de Charlie Degotte… Il a également travaillé avec des jeunes trisomiques dans le spectacle Complicités. Son travail penche du côté des sentiments ou des sensations qui donnent ce relief particulier à la fragilité humaine. Il puise son inspiration auprès des gens qu’il connaît ou qu’il a rencontrés, et avec lesquels il a fait un bout de chemin. Ces rencontres ont donné les beaux solos Faut y aller !, En toute inquiétude, et aujourd’hui Six pieds sur terre.

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La qualité que je préfère chez un(e) comédien/comédienne :
Ouf ! (ndlr : pour ceux qui ne connaissent pas encore Jean-Luc Piraux, le « ouf » est son interjection préférée) L’inattendu

Mon principal défaut en tant que comédien :
Je suis un éternel angoissé

Ce que j’aimerais améliorer dans mon travail :
L’angoisse

Les auteurs qui m’inspirent :
Beckett, Molière… Je lis surtout des romans et de la bande dessinée.

Mes mentors :
Toto, Buster Keaton, Jacques Tati, Woody Allen, Brigitte Petit…

Le mot que je préfère :
Coquelicot

Le mot que je déteste :
Coquelicot

Ce que je préfère dans mon métier :
Être sur scène ou devant la caméra. Mais c’est vrai que la préparation d’un spectacle est bien aussi.

Ce que je déteste dans mon métier :
Les interrogations

Mon état d’esprit actuel :
Plutôt bien et confiant. Les répétitions se passent bien. Je suis impatient d’être à la première.

Ma drogue :
Les promenades

La faute qui m’inspire le plus d’indulgence dans ma profession :
Les trous de mémoire

Comment j’aimerais mourir :
Vieux et de ma belle mort. Ou au pied d’un arbre. Ou encore dans un champ de coquelicots.

Si Dieu existe, j’aimerais l’entendre dire après ma mort :
Il ne dira rien puisqu’il n’existe pas.

Ma devise :
Celle du cœur

Je suis plutôt du soir ou du matin :
Des deux

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