Les délicieuses réponses de Michel Dezoteux au questionnaire de Proust

Est-il encore utile de présenter Michel Dezoteux ? Cofondateur dès 1982 du Théâtre Varia (avec Philippe Sireuil et Marcel Delval), il en est nommé directeur en 1995. En 2004 jusqu’en 2013, il met en place un conseil de direction où il partage la fonction de la direction artistique du théâtre avec Sylvie Somen. Depuis, il y est metteur en scène associé. Grand défenseur des textes du répertoire, il a monté des textes de Tchekhov, Shakespeare, Schwab, Müller, Gogol… Il a également longtemps enseigné à l’INSAS. Après son très remarqué Hamlet (saison 2012-2013 ; spectacle qui a valu à Karim Barras le Prix du Meilleur Comédien), il nous propose comme deuxième volet de la trilogie sur l’art et la folie : Woyzeck.

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La qualité que je préfère chez un(e) comédien/comédienne :
L’authenticité

Mon principal défaut en tant que metteur en scène :
Je n’en ai aucun

Ce que j’aimerais améliorer dans mon travail :
Rien, forcément puisque je n’ai pas de défaut

Les auteurs qui m’inspirent :
Il y a une grande trajectoire de Shakespeare à Heiner Müller

Mes mentors :
En mise en scène, il y a Matthias Langhoff et Eugenio Barba ; en musique Miles Davis et John Coltrane

Le mot que je préfère :
Je ne vais pas dire « moi » car ça va faire jaser… « Humour »

Le mot que je déteste :
La connerie (enfin, je déteste la chose, pas le mot)

Ce que je préfère dans mon métier :
Inventer

Ce que je déteste dans mon métier :
Je n’aime pas quand c’est fini… mais heureusement ça ne l’est jamais tout à fait.

Mon état d’esprit actuel :
Gai

Ma drogue :
Je n’en ai pas

La faute qui m’inspire le plus d’indulgence dans ma profession :
La fainéantise

Comment j’aimerais mourir :
En bonne santé…

Si Dieu existe, j’aimerais l’entendre dire après ma mort :
Tu m’as manqué

Ma devise :
Une phrase du Confucius : « L’expérience est une lanterne que l’on porte sur le dos et qui n’éclaire jamais que le chemin parcouru. » Et je rajouterais : « Mais la première fois que l’on tombe à l’eau, on n’a forcément pas appris à nager. »

Je suis plutôt du soir ou du matin :
Du soir… Le matin, on peut toujours l’éviter, par contre les après-midis devraient être interdits.

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