Qui se cache derrière Clinic Orgasm Society ?

Née presque par hasard en 2001 à Bruxelles, Clinic Orgasm Society est un groupe artistique protéiforme et pluridisciplinaire, actuellement en résidence artistique au Théâtre Varia. Sous l’impulsion de et avec Ludovic Barth et Mathylde Demarez, J’ai gravé le nom de ma grenouille dans ton foie qui date de 2005, connaît un succès retentissant et une presse dithyrambique si bien qu’aujourd’hui encore le nom de cette grenouille est toujours gravé dans les mémoires… Clinic Orgasm Society rassemble aussi en fonction des projets, un noyau variable d’artistes.

COS-Grenouille

La qualité que je préfère chez un(e) comédien/comédienne :
Mathylde : L’humour
Ludovic : La souplesse

Mon principal défaut en tant qu’acteur :
M : Je n’aime pas finir
L : La peur de décevoir

Ce que j’aimerais améliorer dans mon travail :
M : La fin
L : Mon salaire

Les auteurs qui m’inspirent :
M : Pline l’Ancien
L : En théâtre, aucun. J’ai une sainte horreur des textes de théâtre. Par contre, en littérature il y a tous les auteurs dont le nom finit par un « i ».

Mes mentors :
M : Roméo, David, Antoine, Alain, Angélica, Philippe…
L : Tadeusz Kantor, Marina Abramović, David Lynch, Marcel Duchamp, Jean Dubuffet

Le mot que je préfère :
M : Croquette
L : Tetrapak (pour sa sonorité), Dilettantisme (pour sa signification)

Le mot que je déteste :
M : Interdit
L : Dilettantisme (pour sa sonorité), Populaire (pour sa signification supposée)

Ce que je préfère dans mon métier :
M : La bière pendant les retours
L : Presque tout. Peut-être plus particulièrement la demi-heure qui précède les premiers filages, où chacun fait ce qu’il a à faire avec application et concentration, où toutes les énergies convergent vers un objectif commun qui n’est encore qu’un vaste bricolage. J’adore cette tension, elle me donne l’impression d’avoir réussi à convaincre mes potes dans le bac à sable de bien vouloir jouer avec moi.

Ce que je déteste dans mon métier :
M : Les questions des journalistes qui n’ont pas vu le spectacle
L : Qu’il soit censé résoudre des problèmes politiques à la place des politiciens

Mon état d’esprit actuel :
M : Pas mal pour un mois d’avril
L : Perplexe mais vivant

Ma drogue :
M : Les sudokus
L : Le gouda

Les fautes qui m’inspirent le plus d’indulgence dans ma profession :
M : Toutes, excepté quand on prend les spectateurs pour des cons
L : Être une tête de linotte, se planter, avoir des lubies incompréhensibles

Comment j’aimerais mourir :
M : Vite
L : En plein vol, comme un canard. Ou alors défoncé. Ou alors projeté dans la vitrine d’un marchand de chaussettes de luxe par un autobus qui aurait dérapé en essayant d’éviter un petit cochon venu au milieu de la route pour manger le vieux sandwich mouillé qu’un petit garçon aurait laissé échapper par la fenêtre arrière de la voiture de ses parents (une Audi que le petit garçon détesterait).

Si Dieu existe, j’aimerais l’entendre dire après ma mort :
M : Encore un petit tour ?
L : Déjà ? J’ai même pas eu le temps de préparer la chambre d’amis !

Ma devise :
M : L’aide de Dieu, l’amour du peuple, la grandeur du Danemark
L : Glisser un rire sauvage dans la gorge des morts

Je suis plutôt du soir ou du matin :
M : Matin, midi, soir

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