• Lieu:
    Grand Varia
  • Public:
    Tout public
Les horaires
  • Le mardi 03/10 à 20h30

  • Le mercredi 04/10 à 19h30

  • Le jeudi 05/10 à 20h30

  • Le vendredi 06/10 à 20h30

  • Le samedi 07/10 à 20h30

  • Le mardi 10/10 à 20h30

  • Le mercredi 11/10 à 19h30

  • Le jeudi 12/10 à 20h30

  • Le vendredi 13/10 à 20h30

  • Le samedi 14/10 à 20h30

  • Le mardi 17/10 à 20h30

  • Le mercredi 18/10 à 19h30

  • Le jeudi 19/10 à 20h30

  • Le vendredi 20/10 à 20h30

  • Le samedi 21/10 à 20h30

Après l’enterrement de son père, Didier Eribon retourne chez sa mère à Reims – la ville de l’insulte. Il  retrouve le milieu ouvrier qu’il a quitté trente ans auparavant, pensant pouvoir vivre sa vie à l’écart de sa famille et s’inventer soi-même en tournant le dos à son passé.

Il décide alors de replonger dans son histoire et de questionner les raisons de son éloignement. Sa mère le guide sur le chemin des souvenirs refoulés en étalant devant lui de vieilles photos et en lui rappelant la réalité de leur vie, à son père et à elle. Progressivement, il prend conscience que sa rupture avec sa famille ne s’explique pas tant par son homosexualité et par l’homophobie de son père que par une honte de son milieu social. Il comprend aussi le déterminisme social qui a pesé sur ses parents et notamment sur son père : l’usine qui l’attendait, qui était là pour lui comme il était là pour elle.

Tout en retraçant l’histoire de sa famille, Didier Eribon mêle à son récit les éléments d’une réflexion plus vaste sur les classes, la fabrication des identités, la politique, le vote, la sexualité…  Il se demande pourquoi il lui fut plus facile d’écrire sur la honte sexuelle que sur la honte sociale. Il s’interroge sur les raisons qui l’ont poussé à rompre avec son milieu d’origine. Mais un tel choix peut-il être à jamais définitif ? A quoi s’attache-t-on sinon à se réconcilier avec soi-même et avec le monde que l’on a quitté ?

C’est de manière frontale comme un choc, découpé en une série de monologues qui s’enchaînent et avec deux musiciens, que Stéphane Arcas met en scène ce récit bouleversant dont il signe l’adaptation. Restituer, sur fond rouge, l’histoire d’un livre et de son écriture qui commence plusieurs générations avant même que l’auteur ne l’entame ; restituer l’histoire d’un fils d’ouvrier, une histoire enfouie qui reste inscrite dans sa chair alors même qu’il est passé dans « l’autre camp » de l’ascension sociale ; faire résonner son épopée familiale racontée sous fond sociologique comme un cri intérieur proche du jazz et du rock ;  lui donner son sens tragique car l’épopée s’avère déceptive. Nous portons tous la blessure traumatique des luttes sociales. Il n’est pas besoin d’un même parcours social pour comprendre un état de fait comme un état du monde.

NL Na de begrafenis van zijn vader keert Didier Eribon terug naar zijn moeder in Reims, zijn geboortestad. Hij vindt er het arbeidersmilieu terug dat hij dertig jaar eerder achterliet, toen hij nog dacht dat hij zijn leven ver weg van zijn familie kon leven, en zichzelf kon uitvinden door zijn verleden de rug toe te keren.  Stéphane Arcas ensceneert dit pakkend verhaal op een erg frontale manier als een shock, verknipt in een reeks monologen die zich opvolge, begeleid door twee muzikanten. Hij tekent daarbij ook  voor de adaptatie. Het gaat erom dit familie-epos, verteld tegen een sociologische achtergrond, te laten weerklinken als een inwendige kreet, dicht verwant met jazz en rock; zijn politieke betekenis te laten weerklinken en de emotie ervan vrij te geven. « Het is niet belangrijk wat men van ons maakt, maar wat wij zelf maken van wat ze van ons gemaakt hebben. » J.P. Sartre

EN After the funeral of his father, Didier Eribon returns to his mother in Reims, his native town. He finds back the working class environment that he left thirty years earlier, thinking he could live far away from his family and that he could reinvent himself by turning his back on his past. Stéphane Arcas stages this distressing story in a very straightforward way as a shock, cut up in a series of linked monologues and accompanied by two musicians. He signs the adaptation as well. It’s all about making this family epic, which is set against a sociological background, resonate as a internalized scream close to jazz and rock; making the political sense resonate and free the emotion. « Freedom is what we do with what is done to us. » [The importance is not what one does to us, but what we do with what is done to us.] J.P. Sartre.


					

© Estelle Rullier

Le bord de scène
Rencontre avec l’équipe artistique mercredi 4 octobre à l’issue de la représentation.

Le studio volant
Émission de radio en direct de la librairie du Varia mardi 10 octobre à partir de 20h, avec Acteurs des Temps Présents, le Centre Régional du Libre Examen (Librex) et les animateurs de Radio Panik.

Le 5 à 7 politique
Débat participatif samedi 14 octobre au Grand Varia à 17h, modéré par le journaliste David Courier.

Intervenants :
Caroline De Bock pour COMAC, mouvement de jeunes du PTB
◊ Orville Pletschette pour l’UNION SYNDICALE ÉTUDIANTE et les Jeunes FGTB
◊ Morgane Cheikh pour les Jeunes SOCIALISTES
◊ Ludovic Voet pour les Jeunes CSC
◊ Arthur Lambert pour ECOLO J

Sujets abordés : Qu’est-ce que la gauche aujourd’hui ? Que peut-elle offrir à la jeunesse ? Quels projets peut-elle proposer pour les années à venir ?

Pour plus de détails, rejoignez l’événement facebook du 5 à 7 politique.

 

Toutes ces activités sont gratuites et ouvertes à tous.

Plus d’informations sur les actions menées autour des spectacles sur la page Actions et publics.

AVEC Marie Bos, Julien Jaillot, Nicolas Luçon, Thierry Raynaud, Fyl Sangdor, Claude Schmitz
MUSIQUE LIVE Michel Cloup, Julien Rufié
SCÉNOGRAPHIE | COSTUMES Claude Panier, Anaïs Terwagne, Stéphane Arcas
STAGIAIRE SCÉNOGRAPHIE Pauline Costes, Lucas Arcas
CRÉATION LUMIÈRES Margareta Andersen
CRÉATION MASQUE Rebecca Flores
COACH MARIONNETTE Agnès Limbos
DÉCOIFFEUR Fyl Sangdor
ASSISTANAT Cécile Chèvre
PHOTOS (plateau) Estelle Rullier
VIDÉO (captation) Mathieu Haessler, Sonia Rigoot
ADAPTATION | MISE EN SCÈNE
Stéphane Arcas

DÉVELOPPEMENT, PRODUCTION, DIFFUSION Habemus Papam (Cora-Line Lefèvre et Julien Sigard) www.habemuspapam.be

Un spectacle de Black Flag. Produit par la Coop asbl. En coproduction avec le Théâtre Varia, la Maison de la Culture de Tournai. Avec l’aide de la Fédération Wallonie-Bruxelles, service général de la Création artistique, Direction du Théâtre. Avec le soutien du Tax Shelter du Gouvernement fédéral de Belgique.

D’après « Retour à Reims » de Didier Eribon | Éditions Fayard.

© Stéphane Arcas

EXTRAITS CHOISIS :

« Il faut saluer la performance de Claude Schmitz en ventriloque, et la belle présence de Marie Bos, Thierry Raynaud et Nicolas Luçon. (…) on s’est attaché à l’univers baroque, au clair-obscur sur fond rouge, et à l’authenticité de ce spectacle atypique qui vaut le détour par Bruxelles. » Théâtre du Blog, Mireille Davidovici, 13 octobre 2017

« Si le metteur en scène suit de très près le livre, il s’autorise des ellipses oniriques et s’offre le luxe d’une musique rock jouée en live, qui dialogue avec la révolte du propos. On en sort retourné, avec un regard plus à vif sur les conditionnements et verdicts sociaux qui pèsent sur chacun de nous. » Alter Echos, Manon Legrand, 13 octobre 2017

« Nous avons été charmé.e.s par le jeu des acteur.trice.s. (…) La pièce est rythmée par des phrases percutantes, des anecdotes familiales, des histoires parallèles et tributaires de la grande Histoire. La scénographie audacieuse, les interventions intrigantes d’un ventriloque et sa marionnette et la musique rock en live donnent beaucoup de rythme à ce texte. Vous l’aurez compris, Retour à Reims ce n’est pas uniquement une pièce pour les initié.e.s, nous l’avons toutes et tous adoré et nous vous la recommandons. » Rainbowhouse.be, 12 octobre 2017

« Thierry Raynaud, Marie Bos et Nicolas Luçon portent sa parole. En y projetant ses propres émotions, chacun donne à ces monologues des couleurs différentes : indignation frémissante, empathie amère ou ironie caustique. Tout en mettant en valeur ce récit intimiste et dense, Stéphane Arcas nous entraîne dans un univers plus onirique, par deux textes de Michel Foucault et un décor surprenant, qui respire l’abandon. » Demandez le programme, Jean Campion, 9 octobre 2017

« Sur ces cendres, trois comédiens – Thierry Raynaud, Marie Bos et Nicolas Luçon – se relaient pour porter le récit de l’auteur, diffractant le monologue en trois sensibilités radicalement différentes. Rythmée par les humeurs jazz de deux musiciens, entrecoupée d’un ventriloque surréaliste (étonnant Claude Schmitz) exorcisant d’inavouables pulsions, ponctuée de références à  Michel Foucault, la pièce suit des pistes buissonnières, mêle l’intime et le politique, la théorie et la colère. » Le Soir, Catherine Makereel, 7 octobre 2017

« On saluera l’interprétation franche et sans compromis et la mise en scène peu banale. Stéphane Arcas réussit à porter au théâtre ce questionnement sociologique, ce retour aux racines forcé pour en faire une pièce ardente et bouillonnante, sombre et passionnée. » RTBF.be/culture, Flora Eveno, 6 octobre 2017

« Stéphane Arcas place « sur fond rouge » le récit sociologique de Didier Eribon. Ambitieux, généreux, poétique.
(…) Il y a les voix, les notes – et l’univers visuel fascinant. (…) Une scénographie où la technique théâtrale tutoie la terre brute, et dont la chaotique sophistication met en relief l’ordinaire du quotidien. (…) La subtile frontalité de « Retour à Reims, sur fond rouge » expose sans donner de leçons l’arbitraire des verdicts sociaux. (…) Sans tourner le dos aux mystères de la transmission, le résultat conjugue beauté et lucidité, dans une œuvre plastiquement éblouissante – sensée et sensible. » La Libre Belgique, Marie Baudet, 5 octobre 2017

« Tout ce propos grave et parfois sombre nous est narré dans une scénographie, ouverte sur le monde, tout en finesse, où la place est faite à un onirisme qui adoucit le propos, nous rappelant que l’utopie est aussi bien présente dans l’univers qui nous entoure. Comme les personnages de la pièce, nous avons, au-delà de toute réalité, le droit de rêver. Fort heureusement. » Point Culture.be, Emmanuelle Dejaiffe, 5 octobre 2017

« Au premier plan, il y a la pensée à court terme des politiques qui nous font croire qu’ils se soucient de nous. A l’arrière plan, ça bouillonne, grâce aux mouvements ouvriers et citoyens : on est la lave, cette planète ne peut exister sans nous. » La Libre Belgique, Marie Baudet, 27 septembre 2017

« Le rouge, c’est la colère, la révolte, la lutte et aussi le danger. Je pense souvent à l’image de la lave qui est là sous nos pieds, omniprésente, avec des politiques qui créent une espèce de brasier social (..) » BRUZZ, Sophie Soukias, 29 septembre 2017

.

LA PRESSE EN PARLE :

Critiques :
Karoo
, Noé Gross, 16 octobre 2017
Rainbowhouse.be
(compte-rendu), 12 octobre 2017
Théâtre du Blog
, Mireille Davidovici, 13 octobre 2017
Alter Échos
, Manon Legrand (interview), 13 octobre 2017
Demandez le programme
, Jean Campion, 9 octobre 2017
RTBF.be/culture
, Christian Jade, 8 octobre 2017
Le Soir
, Catherine Makereel, 7 octobre 2017
RTBF.be/culture
, Flora Eveno, 6 octobre 2017
Le Suricate
, Elisa De Angelis, 6 octobre 2017
Point Culture.be
, Emmanuelle Dejaiffe, 5 octobre 2017

La Libre Belgique, Marie Baudet, 5 octobre 2017

Radio/télé :
BX1, Le cour(r)ier recommandé
, David Courier, 6 octobre 2017
Radio Panik, Screenschot, Palmina Di Meo, 17 septembre 2017 (à partir de 1:23:16)

Avant-papiers :
BRUZZ
, Sophie Soukias, 29 septembre 2017
La Libre Belgique, Marie Baudet, 27 septembre 2017
Le Vif/l’Express, Estelle Spoto, 14 septembre 2017

Annonces :
La Libre Belgique
, Marie Baudet, 13 septembre 2017
Bruzz
, Sorties de la rentrée, 31 août 2017
Focus Vif, Estelle Spoto, 25 août 2017

5-6 décembre 2017 à la Maison de la Culture de Tournai

Téléchargez le dossier de diffusion

CONTACT Habemus Papam (Cora-Line Lefèvre et Julien Sigard) www.habemuspapam.be

Partager la page