• Lieu:
    Grand Varia
  • Public:
    Tout public
Les horaires
  • Le mardi 29/05 à 20h30

  • Le mercredi 30/05 à 19h30

  • Le jeudi 31/05 à 20h30

  • Le vendredi 01/06 à 20h30

  • Le samedi 02/06 à 20h30

  • Le mardi 05/06 à 20h30

  • Le mercredi 06/06 à 19h30

  • Le jeudi 07/06 à 20h30

  • Le vendredi 08/06 à 20h30

  • Le samedi 09/06 à 20h30

  • Le mardi 12/06 à 20h30

  • Le mercredi 13/06 à 19h30

  • Le jeudi 14/06 à 20h30

  • Le vendredi 15/06 à 20h30

  • Le samedi 16/06 à 20h30

Du vestiaire de foot au sabbat de sorcières, du morne uniforme à la diversité débridée, un parcours ludique et libératoire, où un groupe d’hommes, d’abord cernés par les clichés de la masculinité, trouve la sortie de secours dans la recherche du féminin. Les penseurs de la « théorie du genre » qui provoque tant d’opposition aujourd’hui chez les traditionalistes et les réactionnaires, ont modifié profondément notre idée de l’être humain. Nous ne sommes plus femme, plus homme, de la même manière. Et nous avons appris qu’il y a, entre les deux, de multiples nuances et possibilités.

La nouvelle création de Thierry Smits veut explorer cette piste, avec les mêmes 11 danseurs qui ont créé Anima Ardens. Au départ, uniformisés dans ce qu’il y a de plus caricatural quant à la virilité – le foot –, ils se dépouillent peu à peu des gestes et de l’attirail de la masculinité pour explorer un « devenir-femme ». Il ne s’agit pas de jouer avec les artifices du travesti, mais pour chacun de trouver sa femme, comme on dit trouver son clown : d’inventer son double féminin. Et d’explorer plus particulièrement, dans le féminin, l’image transgressive de la sorcière (ce fantasme inventé, à l’aube du capitalisme, pour réduire les femmes en esclavage). Dans un mouvement qui transforme la scène – du prosaïque au rituel, de l’armoire de vestiaire au totem – mais aussi les modalités du corps.

Car aller vers le féminin, c’est aussi aller vers le care, le soin de l’autre, la sollicitude, sans devenir condescendant. C’est, pour un danseur masculin, se créer un corps imaginaire : avec d’autres hanches et d’autres déhanchés, dépourvu d’appareil génital externe, menstrué, susceptible d’être enceint, d’allaiter… C’est, en termes de mobilité, trouver sa tonicité et son endurance à d’autres endroits. C’est travailler la force pour le porté, l’abandon pour être emporté. Et s’il faut assumer ce que les clichés ont d’intéressant : c’est, en passant du sexe dit fort à celui qu’on qualifie de beau, quitter un idéal de puissance pour aller vers une valeur esthétique, refuser la guerre pour lui préférer l’art.

Le bord de scène
Rencontre avec l’équipe artistique mercredi 30 mai à l’issue de la représentation.

 

Cette activité est gratuite et ouverte à tous.

Plus d’informations sur les actions menées autour des spectacles sur la page Actions et publics.

AVEC Valentin Braun, Peter De Vuyst, Michal Goral, Jari Boldrini, Gustavo Monteiro, Bruno Morais, Emeric Rabot, Nelson Reguera, Perez Theo, Samsworth Oliver, Tida Tida, Davide Guarino
CRÉATION MUSICALE Nicolas Klau
SCÉNOGRAPHIE Simon Siegmann
COSTUMES Silvia Hasenclever
DRAMATURGIE COLLABORATION ARTISTIQUE Antoine Pickels
ASSISTANAT Chantal Ysermans
CHORÉGRAPHIE Thierry Smits

Un spectacle de la compagnie Thor. En coproduction avec le Théâtre Varia.

www.thor.be

© Hichem Dahes

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