• Lieu:
    Petit Varia
  • Public:
    Tout public
Les horaires
  • Le jeudi 19/03 à 20h

  • Le vendredi 20/03 à 20h

  • Le samedi 21/03 à 20h

  • Le mardi 24/03 à 20h

  • Le mercredi 25/03 à 20h

  • Le jeudi 26/03 à 20h

  • Le vendredi 27/03 à 20h

  • Le samedi 28/03 à 20h

  • Le mardi 31/03 à 20h

  • Le mercredi 01/04 à 20h

  • Le jeudi 02/04 à 20h

  • Le vendredi 03/04 à 20h

  • Le samedi 04/04 à 20h

Chaque homme est un abîme.
On a le vertige quand on se penche dessus.

Cette citation est extraite de Woyzeck, pièce de théâtre inachevée que Georg Büchner, son jeune auteur qui est aussi médecin et scientifique, commence à écrire en 1837, mais qu’il ne peut achever. Il tombe gravement malade et meurt du typhus à l’âge de 23 ans. S’il laisse derrière lui une oeuvre modeste par la taille (seulement trois pièces de théâtre, une nouvelle, quelques lettres), il devient l’une des figures marquantes de la littérature allemande du 19ème siècle et est aujourd’hui considéré comme un auteur classique.

Pour écrire Woyzeck, Georg Büchner s’est inspiré d’un fait divers de 1821. Un soldat, perruquier et vagabond, est accusé du meurtre de son amante, veuve d’un chirurgien.

Sous sa plume, l’histoire devient celle d’un jeune soldat qui tente tant bien que mal de survivre. Il vit avec Marie, une femme légère qui le trompe et qui a un fils qu’il prend pour sien. Pour subvenir à leurs besoins, il devient un objet d’expérience pour la science et se met au service du capitaine de la garnison. Humilié par l’un, rabaissé par l’autre, abusé dans ses sens, cet homme au coeur simple, confusément hanté par l’idée d’une bonté universelle, voudrait juste s’offrir le luxe de penser ; mais lorsqu’il soupçonne Marie de le tromper avec le tambour-major – le don Juan du régiment – sa douleur mûrit et l’idée de la tuer naît en lui.

Voilà ce qui, en recollant les quarante-neuf morceaux ou fragments sans numérotation ni pagination que l’auteur a laissés, peut être résumé de l’histoire. Mais celle-ci peut tout aussi bien être contredite, adaptée, recomposée par chaque metteur en scène qui s’attaque à l’oeuvre – dont Bertolt Brecht qui fut le premier à la faire connaître au 20ème siècle. Chaque fragment peut tout aussi bien fonctionner de façon autonome, sans rapport de causalité, sans mise en perspective au regard d’une fable.

Après Hamlet (dont on retrouve d’ailleurs des références évidentes dans Woyzeck), ce qui intéresse Michel Dezoteux, dans cette deuxième proposition sur le chemin théâtral de la folie, c’est de préserver cet état fragmentaire, cet inachèvement, cet aspect « art brut » de la pièce qui révèle les soubassements mystérieux de notre fragilité humaine. Woyzeck est une figure qui garde toute son opacité : rien n’est vraiment explicité de son cas. Le comportement de cet homme ordinaire n’est qu’une accumulation de fragments. Sa pensée va, sans cadre et sans limites, à travers le monde, toujours fébrile, toujours à fleur de peau, toujours taraudée par le doute. Monter la pièce aujourd’hui représente très certainement un défi, du fait de son caractère énigmatique, mais surtout parce qu’elle va en sens contraire d’un monde qui voudrait tout savoir, tout comprendre et tout expliquer. La pièce nous amène à l’inverse, là où il n’y a pas de sens, à creuser en vain dans « la blessure ouverte » comme le disait Heiner Müller, dans la béance et les abysses noirs de l’existence humaine.

 

PHOTOGRAPHIES

Photos de répétitions et de générale / Alice Piemme

Crédits

AVEC: Karim Barras, Azeddine Benamara, Eric Castex, Inès Dubuisson, Fanny Marcq, Denis Mpunga / GESTE : Claudio Bernardo / MUSIQUE : Alexis Koustoulidis / CRÉATION LUMIÈRE: Eric Vanden Dunghen / CRÉATION COSTUMES: Odile Dubucq / MAQUILLAGE: Jean-Pierre Finotto, MAQUILLEUSE : Laura Lamouchi / ASSISTANAT À LA MISE EN SCÈNE: Glenn Kerfriden / SCENOGRAPHIE, ADAPTATION ET MISE EN SCÈNE: Michel Dezoteux.

 

Un spectacle du Théâtre VARIA en collaboration avec le centre des Arts Scéniques (CAS).

Impression

 

 

 

 

AZ-ZA, Eric Russon, 30 mars 2015 :
Reportage

La Libre Belgique, Marie Baudet, 27 mars 2015 :
Critique : « Un Woyzeck de blues et de neige »

Musiq3, Anne Mattheeuws, 26 mars 2015 :
Interview de Michel Dezoteux dans Temps de pause

M…Belgique, Astrid Jansen, 27 mars 2015 :
Critique : « Mais qu’est-ce qu’il a ce Woyzeck »

Karoo, Philip De Saintange, 26 mars 2015 :
Critique : « Woyzeck pièce inachevée de Büchner et de Dezoteux »

L’Echo, Mélanie Noiret, 25 mars 2015 :
Critique : « Plongée dans la schizophrénie »

Le Suricate, Ivan Sculier, 24 mars 2015 :
Critique

Musiq3, François Caudron, 20 mars 2015 :
Chronique théâtre

Télé Bruxelles, Le Cour(r)ier recommandé, David Courier, 19 mars 2015 :
Interview de Michel Dezoteux

L’Echo, Bernard Roisin, 19 mars 2015 :
Avant-papier : « Art brut et dramatique »

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