• Lieu: Grand Varia
  • Public: Tout public (14 ans et +)
Les horaires
  • Le jeudi 19/11 à 20h30

  • Le vendredi 20/11 à 20h30

  • Le samedi 21/11 à 20h30

  • Le mardi 24/11 à 20h30

  • Le mercredi 25/11 à 19h30

  • Le jeudi 26/11 à 20h30

  • Le vendredi 27/11 à 20h30

  • Le samedi 28/11 à 20h30

Avec Après les Troyennes, Claudio Bernardo signe un spectacle sur la mémoire, la transmission et l’exil. Il convoque autant la danse que le théâtre, le documentaire, la musique et le cinéma pour donner puissance et amplitude aux dernières heures que va vivre une troupe d’artistes, et aux aveux qui vont être révélés avant la dernière représentation.

A voir au Grand Varia du 19 au 28 novembre 2020. Avec sur scène : Vincent Clavaguera, Elise Gabële, Gabriella Iacono, Maxime Jennes, Cécilia Kankonda, Tijen Lawton, Carmela Locantore, Maria Grazia Mandruzzato, Johanne Saunier, Fatou Traoré, Claudio Bernardo

Remonter à la source.

Amphithéâtre de la Grèce Antique. Lieu de tournage du spectacle de Claudio Bernado, Après les TroyennesC’est en 1989 qu’il faut remonter pour comprendre la source de ce projet. Le metteur en scène belge, Thierry Salmon (1957-1998), se lançait alors dans la prodigieuse aventure de mener un travail itinérant et progressif qui le conduirait à présenter Les Troyennes d’Euripide en grec ancien et avec un ensemble de 34 comédiennes. Claudio Bernardo assiste à la dernière représentation du spectacle donnée à Bruxelles. Le moment est inoubliable, et il devient aujourd’hui le moteur de sa recherche. 

Après les Troyennes est comme un tissu de liens entre le passé et le présent, entre l’ancien et le contemporain, entre la vie et le théâtre, entre la tragédie d’Euripide et le récit d’un exil artistique. 

 

Une confluence entre le vécu et l’imaginaire.

On retrouve dans le spectacle le récitatif et les notes chorales des chants que Giovanna Marini avait composés pour Les Troyennes de Thierry Salmon. Et on y découvre également les sons nouveaux de différents instruments de musique créés par Dorian Baste pour révéler et appuyer la voix intime de chaque personnage.

On retrouve Cécilia Kankonda, Carmela Locantore et Maria Grazia Mandruzzato qui étaient parmi les actrices du spectacle de l’époque, auprès de danseurs et danseuses : Vincent Clavaguera, Gabriella Iacono, Tijen Lawton, Johanne Saunier, Fatou Traoré et Claudio Bernardo, de l’artiste lyrique Elise Gäbele, et du vidéaste Maxime Jennes.

Alain Cofino Gomez s’est fait le poète du croisement des mots, et le film réalisé par Cristina Diaz vient troubler plus encore cette confluence entre le vécu et l’imaginaire. Réalisés en collaboration avec Claudio Bernardo, le texte et les images entrelacent la vie des artistes et les destins des personnages. L’ordre des choses est bouleversé, la marge entre les mythes d’Euripide et la réalité, bousculée.

La beauté plus forte que la douleur.

Il était une fois des femmes qui jouent Les Troyennes d’Euripide depuis la nuit des temps peut-être. Elles ont beaucoup voyagé. Toutes à leur manière, par les corps et les mots, sont l’incarnation de l’exil. Chacune a un destin chargé de mémoire et aussi d’espoir. Elles viennent partager leur colère, leurs blessures, leur vérité.

Elles sont Hécube, Andromaque, Hélène ou Cassandre, mais elles sont aussi toutes les artistes en l’exil. Sous l’œil-caméra de Polyphème, elles forment un chœur dont la beauté surpasse la victoire des vainqueurs et arrête les forces délétères du monde.

Hécube: Oui, j’ai assisté à la mort de tous ceux que j’aime. J’ai vu mourir tous les miens, et moi, moi, je ne suis pas morte. Moi qui suis une embarcation fragile qui craint les vagues, mis qui suis cette barque pleine d’espoir et de crainte qui traverse la méditerranée et qui parfois n’évite pas la noyade. Qui voudrait de cette exilée qui porte en elle tant d’exils ?

Andromaque: Comment vivrons-nous parmi nos bourreaux, les assassins de nos maris, et de nos enfants, parmi les fantômes de nos morts ? Nous devrions danser cela aussi. Nous le devrions, je crois.

 


 

Quelques liens pour aller plus loin dans l’univers du spectacle Après es Troyennes

-> Les Troyennes de Thierry Salmon

-> Le site de la Compagnie As Palavras

Autour du spectacle

  • Afin de prolonger le spectacle, d'en comprendre la genèse, la fabrication, les enjeux sous-jacents. Accessible à  5€ sur présentation d’une carte d’étudiant en cours de validité.

AVEC Vincent Clavaguera, Elise Gabële, Gabriella Iacono, Maxime Jennes, Cécilia Kankonda, Tijen Lawton, Carmela Locantore, Maria Grazia Mandruzzato, Johanne Saunier, Fatou Traoré, Claudio Bernardo
CRÉATION COSTUME Agnès Dubois, Claudio Bernardo
CRÉATION VIDÉO Cristina Dias, Claudio Bernardo
COMPOSITION MUSICALE Giovanna Marini (chants composés pour Les Troyennes de Thierry Salmon, 1988 et un chant inédit « Libera me » pour le personnage de Cassandre), Dorian Baste
ÉCRITURE (d’après d’Euripide) Alain Cofino Gomez, Claudio Bernardo
ASSISTANAT (chant, danse et théâtre) Anna Andreotti,  Marie Bach, Anne-Cécile Massoni, Valérie Davreux 
SCÉNOGRAPHIE, CRÉATION LUMIÈRE, CONCEPT, CHORÉGRAPHIE Claudio Bernardo

Une création de As Palavras en coproduction avec le Théâtre Varia, le Théâtre de Liège, Charleroi Danse, le Festival de Syracuse INDA (It), le Festival Oriente Occidente (It), le DC&J Création, le Tax Shelter du gouvernement fédéral belge.  Avec l’aide du Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles – Service de la Danse, de Wallonie-Bruxelles Théâtre-Danse, de SACD Belgium, du WBI, du Centre National Chorégraphique Scenario Pubblico/Catania (It), du Catania Tango club (It), et du Wakko Kapper.

Les décors et les costumes ont été réalisés par les ateliers du Théâtre de Liège.
Production, Administration : Valentina Masi, Xavier Melis
As Palavras est une compagnie associée au Théâtre Varia.

© Claudio Bernardo

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