Née presque par hasard en 2001 à Bruxelles, la Clinic Orgasm Society est un groupe artistique protéiforme et pluridisciplinaire. Chaque projet, sous l’impulsion et la direction de Ludovic Barth et/ou Mathylde Demarez, est conçu par un petit noyau variable d’artistes.

La Clinic Orgasm Society aborde la scène de façon délibérément brute, décomplexée, expérimentale, populaire et festive. Elle crée et explore des univers ludiques et d’apparence bordéliques. Pleins d’imperfections, de ratés, de scories et d’accidents, ils sont en fait réglés avec la précision d’un mécanisme d’horlogerie.

 

La Clinic Orgasm Society et le Varia

Ludovic Barth et Mathylde Demarez - Clinic Orgasm Society

Vous souvenez-vous de votre première fois au Varia ?

– Mathylde Demarez et Ludovic Barth : Oui !

Mais encore… ?

– Mathylde : Je crois que c’était en 95, pour voir Les présidentes de Schwab mis en scène par Michel Dezoteux. Je venais d’arriver en Belgique et d’entrer à l’INSAS. C’était super, j’avais adoré. Je n’avais jamais vu un truc comme ça. Je ne connaissais ni Schwab ni le travail de Michel, c’était une première pour tout.

– Ludo : Mon premier grand souvenir au Varia remonte à quand j’étais assistant pour Michel Dezoteux sur Sauvés d’Edward Bond. C’est aussi la première fois que je rencontrais la super équipe technique !

Pouvez-vous partager un souvenir mémorable ou une anecdote amusante vécue au Varia ?

– Mathylde : Notre pote qui vomit dans le bar ou Sylvie (la directrice artistique) qui sépare mon mec d’un autre gars avec qui il était en train de se battre…

– Ludo : le pigeon qui a pondu dans notre bureau.

– Mathylde : Ah oui ! Il a fait son nid et pondu dans notre bureau pendant l’été.

– Ludo : On a attendu et espéré le voir éclore mais il a fini par tomber.

– Mathylde : notre bureau a pué le pigeon pendant des semaines parce qu’on ne voulait pas vider son nid, pour qu’elle puisse faire son travail jusqu’au bout, la petite pigeonne. Mais le nid est tombé et les œufs se sont cassés.

 

Des œuvres qui changent la vie

Quel est le spectacle que vous avez créé ou auquel vous avez participé, qui a eu le plus gros impact sur votre vie ?

– Mathylde et Ludo : J’ai gravé le nom de ma grenouille dans ton foie.

– Mathyde : On peut dire que c’est là que nous sommes nés.

– Ludo : Avec ce spectacle, on a eu un succès inattendu à tout point de vue. Il a été fondateur. Au départ personne n’en voulait. Et une semaine après qu’on ait décidé d’arrêter ce projet et de penser à un autre spectacle, les Doms nous ont appelé pour nous dire qu’on était pris. Et c’est au Doms que le spectacle a fait un carton.

– Mathylde : Avant ça, on ne l’avait joué que deux fois et seulement deux professionnels étaient venus le voir. Ce sont ces deux professionnels qui ont fait qu’on a pu aller aux Doms. C’était magique.

Quel est le spectacle ou l’œuvre qui vous a le plus marqué.e.s ?

– Mathylde : L’Orestie de Romeo Castellucci.

– Ludo : Idem. C’est la première fois que je sentais un truc – après j’en sais rien, c’est une projection –mais j’avais l’impression que ça devait être ce genre de pulsion violente qu’on devait éprouver dans l’antiquité face à de tels tableaux. C’était un spectacle organique, d’une puissance que je n’avais jamais vue avant.

– Mathylde : je crois que c’est la première fois que j’ai pleuré au théâtre. Les images apportent un sens incroyable. C’est le côté vraiment organique de Castellucci. En tout cas, à l’époque c’était très innovant. Pour ma part, je n’avais jamais rien vu de tel.

 

Si la Clinic Orgasm Society était…

  • une émotion / un sentiment ? entre l’émerveillement et l’angoisse
  • un cri d’animal ? le grouinement du cochon
  • un être / un animal légendaire ? un zombi lent… végétarien
  • une partie du corps ? les fesses
  • un sport des jeux olympiques ? entre le lancer de poids et le patinage artistique. Le lancer de patineur artistique !
  • un objet du quotidien ? une machine à café parce que c’est la seule chose qu’on a acheté pour le bureau. Et c’est ce qu’on a offert aux techniciens.
  • une figure de style ? l’oxymore
  • un courant artistique (hors contemporain) ?  le sous-réalisme
  • un dicton ? celui qu’on dit à la fin de J’ai gravé le nom de ma grenouille dans ton foie : Faire et défaire c’est toujours travailler !

 


 

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