• Lieu: Grand Varia
  • Public: Tout public
Les horaires
  • Le vendredi 29/11 à

  • Le vendredi 13/12 à

Du 29 novembre au 13 décembre, le Théâtre Varia va vivre au rythme de l’événement RWANDAFRICA créé en collaboration avec Carole Karemera et le Ishyo Arts Centre de Kigali – événement présenté dans le cadre de la commémoration des 25 ans du génocide rwandais. Il regroupe de nombreux artistes venus entre autres du Rwanda, Belgique, Burkina Faso, Burundi, Kenya, Congo et Ile de la Réunion. Au programme, plusieurs spectacles dont certains pour enfants, une installation sonore de Carole Karemera et Cécilia Kankonda en continu, la projection exceptionnelle du film RWANDA 94 et une veillée « Africa Night » avec les artistes de l’événement & guests  (rencontres, débats, lectures, danse, concerts…).

Au programme :

RWANDA 94 (le film) suivi de  La Cantate de Bisesero (le spectacle) / Événement en ouverture
Ven 29.11 > 30.11
La Cathédrale Sonore (installation sonore)
Ve 29.11 > 13.12
We call it love (théâtre)
03.12 > 06.12
Le petit peuple de la brume (à partir de 4 ans)
Les enfants d’Amazi (à partir de 6 ans)
04.12 & 07.12
Pinocchio le Kikirga (à partir de 6 ans)
11.12 & 13.12
Veillée « Africa night » (toute la nuit)
07.12

Carole Karemera est née en Belgique de parents Rwandais. Actrice, danseuse et saxophoniste, formée au Conservatoire Royal de Mons puis de Bruxelles, on a pu la voir sur nos scènes, et à l’écran.

En 2006, elle décide de s’installer à Kigali. Au sein d’un groupe d’artistes, elle crée le Ishyo Arts Centre, un lieu implanté au cœur de la capitale rwandaise, pour aller à la rencontre des spectateurs. C’est pour elle : un moyen de réinvestir l’espace public dans un contexte où les villes ont été totalement réorganisées après le génocide. Pour retisser du lien et créer une nouvelle expérience collective. Vous savez, ajoute-t-elle, les rues, les collines, n’ont plus rien d’innocent désormais. Elles portent en elles la mémoire de ce qui s’est passé. Alors, est-ce qu’on peut récréer dans ces lieux une sorte d’état d’innocence qui nous permette de nous ouvrir et d’accueillir celui qui vient, qui est là, ou reste-t-on dans la suspicion ?

Elle est à l’initiative de cet événement présenté dans le cadre de la commémoration des 25 ans du génocide rwandais, et qui regroupe plusieurs spectacles, dont des spectacles pour enfant. Et elle vous en parle dans l’interview > à écouter ci-contre < ( Interview réalisée le  22.11.19 par Aurélia Noca)

 

Avec elle, avec Denis Mpunga, avec Bernard Chemin et le Théâtre du Papyrus, avec Jacques Delcuvellerie et le Groupov, avec Cécilia Kankonda, avec les artistes des spectacles, en partenariat avec Pierre de Lune, le théâtre se fait lieu de mémoire, de transmission aux jeunes générations, et de partage.

Le samedi 7 décembre, en clôture de l’événement, une veillée sera organisée avec de nombreux artistes. Sans doute penserons-nous aux morts qui font partie de nous, mais c’est avant tout le vivant que nous célèbrerons. Ce sera une Africa Night de musiques, de lectures, de palabres, de rencontres, de danses, d’échanges, de possibles endormissements aux heures tardives, et de joyeux réveils pour enchanter nos lendemains (programme de la veillée en construction).

 

Small Citizens est un projet de coopération culturelle et de développement qui a commencé en 2015, avec l’invitation faite au Théâtre du Papyrus et à son spectacle Le petit peuple de la brume de participer au KINA Festival organisé par Ishyo Arts Centre. Très vite, déployer un réseau de théâtre jeune public dans la région des Grands Lacs – Rwanda, RDC, Burundi – est apparue comme une priorité. Comment transmettre son expérience et l’inscrire dans une démarche active, si ce n’est en amenant des artistes locaux à devenir un vivier créatif capable d’utiliser pleinement leur potentiel pour concevoir des spectacles à destination des jeunes spectateurs ?

25 ans après le génocide, le constat est unanime : les enfants nés bien après les événements portent des traumatismes indélébiles. La rencontre des enfants et des jeunes avec l’outil théâtre, permet de développer leur imaginaire, leur sensibilité et leur esprit critique. Car c’est bien suite à une manipulation et une propagande de la haine que ce génocide a pris une telle ampleur.

Restait à définir les contours du projet. L’inspiration est venue d’ateliers menés à Talange en France à partir du prologue raconté dans Le petit peuple de la brume. Un point de départ, une trame à partir de laquelle les artistes ont imaginé un spectacle : Les enfants d’Amazi.

Ainsi ce dernier est-il uni au Petit peuple de la brume au sein de ce projet Small Citizens, auquel participent plus d’une vingtaine d’artistes du Burundi, RDC, Rwanda, Kenya, encadrés par une équipe venant de Belgique, et de l’Ile de la Réunion avec les « Bambous », scène conventionnée qui a rejoint l’aventure par la suite.

Nous accueillerons également un spectacle du Théatre des 4 Mains et du Théâtre Soleil de Ouagadougou, qui, à l’instar du Théâtre du Papyrus dans la région des Grands Lacs, œuvre à la nécessaire émergence du théâtre jeune public au Burkina Faso, et plus largement en Afrique de l’ouest.

Plus d’infos sur les spectacles :
Rwanda 94 et La cantate de Bisesero
We call it love
Le petit peuple de la brume + Les enfants d’Amazi
Pinocchio le Kikirga

 

Interview : Igihe.com, Karirima A. Ngarambe, 29 novembre 2019

 

3 Questions à Carole Karemera
L’exemple  » We Call It Love « : quatre pays africains qui travaillent ensemble pour une pièce commune ayant commencé par des échanges Skype ( sourire). Même chose pour  » Les enfants d’Amazi  » qui rassemble la Belgique, le Congo, le Kenya, le Rwanda et le Burundi : deux ans de rencontres avec un désir profond de dire une histoire universelle.
Trends-tendances, Philippe Cornet, 28 novembre 2019
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Vingt-cinq ans après, le Varia se remet à l’écoute du Rwanda, hier, aujourd’hui, demain
Le Soir,
Colette Braeckman, Catherine Makereel et Jean-Marie Wynants, 26 novembre 2019
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Le Rwanda convoque ses souvenirs au Théâtre Varia à Bruxelles
Une semaine exceptionnelle où le théâtre apportera son modeste tribut, dans le domaine de la mémoire, du travail de justice, du réenchantement du réel
Le Soir+, Le carnet de Colette Braeckman, 20 novembre 2019
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Les Belges du bout du monde au Rwanda
Carole Karemera, Actrice, danseuse et saxophoniste
RTBF
, La 1ère, Adrien Joveneau, 7 avril 2019
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Carole Karemera, j’irai le dire chez vous
Libération, Aurélia Charon, 11 octobre 2018
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Carole Karemera veut reconstruire le Rwanda grâce au théâtre de rue
Le Monde, Séverine Kodjo-Grandvaux, 15 décembre 2016
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RTBF, La 1ère, Les Belges du bout du monde, Adrien Jovenea, interview de Carole Karemera + annonce, 10 décembre 2019 (24’24 » >>> 28’52 »)
> écouter le podcast de l’émission sur Auvio <

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