• Lieu: Petit Varia
  • Public: Tout public
Les horaires
  • Le mardi 11/02 à 20h00

  • Le mercredi 12/02 à 20h00

  • Le jeudi 13/02 à 20h00

  • Le vendredi 14/02 à 20h00

  • Le samedi 15/02 à 20h00

Dites les gars, vous ne voulez pas arrêter un peu de vous chamailler ?

Dans un futur pas si lointain, après que l’effondrement du monde ait eu lieu, trois fossoyeurs s’affairent, creusent, remplissent une brouette. Ils s’interrogent, se cherchent, tentent de se souvenir du passé. Dans la terre sèche et aride, on peut voir des ossements, et des cadavres qui attendent qu’on les enterre. On entend des bruits d’insectes, de tôle qui plie, de bois qui craque, du vent.

C’est dans ce cadre mi-fantastique mi-effrayant, qu’un bousier s’invite, se promène, façonne ses pelotes d’excrément. Fascinés et amusés par ce scarabée chargé de sacré et de mythologie, les fossoyeurs décident de l’adopter. Mais l’un d’eux, distrait, écrase le pauvre coléoptère. Horreur ? Catastrophe ? Rien ne se perd tout se transforme ? Cet accident  va être le déclencheur d’une belle, étrange et mystérieuse mutation…

Entre fiction absurde et conte métaphorique, Le Bousier imagine les derniers jours d’une humanité qui pourrait être la nôtre et nous montre, non sans humour et fantaisie, le chemin d’une possible renaissance. L’avenir est vacillant, mais une ligne d’espoir se dessine au-dessus de la menace d’apocalypse : face au danger, notre « sauvageté » se réanime et le processus de transformation s’enclenche.

Cette fable pour acteurs et marionnettes, écrite par Thomas Depryck en collaboration étroite avec le Collectif Animals et mise en scène par Sébastien Chollet avec l’accompagnement artistique de Nicole Mossoux, nous fait réfléchir à l’urgence de devoir réinventer une autre relation au monde du vivant.

 

THOMAS DEPRYCK – AUTEUR
Auteur et dramaturge, Thomas Depryck travaille au sein de la compagnie De Facto, dirigée par le metteur en scène Antoine Laubin, et collabore également avec d’autres metteurs en scène et collectifs belges, allemands ou français. Pour la compagnie De Facto, il est l’auteur ou co-auteur et dramaturge de divers textes : Dehors (primé au festival Fast Forward à Braunschweig en 2013), Le Réserviste (créé au Festival XS en 2013), L.E.A.R, Heimaten (créé au Festival XS en 2016), Il ne dansera qu’avec elle (2016). Il a également co-adapté avec Antoine Laubin les romans Les Langues paternelles de David Serge et Démons me turlupinant de Patrick Declerck. Il est aussi l’auteur de Étreintes dans le noir, Le jour du meurtre dans la vie de Thomas Sawyer et Huckleberry Finn, J’ai creusé un fleuve et je me suis jeté dedans, Le fond de l’air est toujours aussi froid, Disparition(s), La beauté du désastre et Qui dort dîne (ou presque). Ses textes sont joués, lus, mis en espace en Belgique, en France, en Allemagne et en Italie. Le Prix Georges Vaxelaire lui a été décerné pour Dehors et Le Réserviste. Pour ce dernier texte, il a remporté de nombreux prix (nommé comme « Meilleur auteur » aux Prix de la Critique 2013 et 2015, Prix Tournesol au Festival Off d’Avignon en 2015, « Internationalen AutorenPreis » au Heidelberger Stückemarkts Festival en 2016). Son écriture se veut résolument proche du plateau et se conçoit le plus souvent en collaboration avec les metteurs en scène et les comédiens.  

SEBASTIEN CHOLLET – METTEUR EN SCÈNE
À sa sortie de l’INSAS en 1995, Sebastien Chollet met en scène Open les cloportes à la Balsamine, spectacle constitué d’interviews des Inrockuptibles. Il met ensuite en scène Lightzone, Panzer kunst à partir du manga Gnumm, puis Angel’s kiss de Veronika Mabardi. Par la suite, ils créent ensemble Pôst-pöst en 2001 et Everything’s political en 2010. Entretemps, il crée en 2005 No lies d’Aurélien Bodinaux sur son « exil » aux États-Unis, et en 2010 Waouh ! d’Alain Cofino
Gomez. En 2015, il met en scène Alimentaire mon cher Watson d’Alain Cofino Gomez et Conte de Fées de Thierry Lambert. Parallèlement à la mise en scène, il a
travaillé en tant qu’acteur avec Marcel Delval, Philippe Sireuil, Jean-Michel d’Hoop, Véronique Dumont, Sofie Kokaj, Rahim Elasri, Thomas Olivier, Claudine Aerts, Layla Nabulsi, Valérie Joyeux… 

NICOLE MOSSOUX – CHORÉGRAPHE
Chorégraphe au sein de la Compagnie Mossoux-Bonté, Nicole offre son regard pour certaines compagnies « en éclosion ». Nicole accompagne régulièrement le
collectif et les aide à pousser leur création dans ses derniers retranchements. Ensemble, ils cherchent des matières gestuelles qui alimentent l’écriture du spectacle. Depuis leur rencontre en 1985, Nicole Mossoux et Patrick Bonté élaborent des spectacles aux frontières de la danse et du théâtre. La recherche qu’ils mènent, dans la diversité de ses réalisations, tend un miroir à notre inquiétante étrangeté, à nos fantasmes obscurs et interroge les incohérences de notre rapport au monde.

 

CYRIL BRIANT – COMÉDIEN
Né au Mans en 1975, Cyril Briant commence le théâtre à l’âge de 15 ans avec son professeur Loic Pierre, fondateur et directeur de l’ensemble vocal Mikrokosmos. Il l’engage dans la comédie musicale Hitch inspirée du cinéma d’Hitchcock. En 1997, il entre au Conservatoire Royal de Mons dans la classe de Frédéric Dussenne. Il travaille dès sa sortie avec des metteurs en scène comme Lorent Wanson (En attendant Godot, spectacle pour lequel il recevra en 2001 le prix du « Meilleur espoir »), Frédéric Dussenne , Giancarlo Cobelli et Giovana Marini. S’ensuit sa rencontre avec Jean-Michel d’Hoop qui l’engage dans les créations de la compagnie Point Zéro, dans lesquelles ils travaillent sur le duo marionnette/ acteur. En 2007, il s’engage dans la compagnie du Théâtre du Public dirigée par Philippe Dumoulin et Claudine Aerts avec Le noir quart d’heure d’Hamadi El Boubsi. En 2009, il travaille avec Sabine Durant sur Le Cid, prix du « Meilleur spectacle » au Festival Émulation. Mis en scène par Martin Staes- Polet, il joue dans Calderon de Pier Paolo Pasolini puis travaille avec Virginie Strub dans plusieurs créations. Il joue aussi en anglais et en espagnol le spectacle jeune public Au jardin mis en scène par Charlotte Fallon. En théâtre d’objet, il travaille avec Agnès Limbos , Isabelle Darras, Julie Tanret, Juan Martinez, Véronique Dumont. Il crée avec Karine Birgé et Marie Delhaye Le Destin de Rabelais, puis Frankenstein.

LAURENT CARON – COMÉDIEN
Après ses études au Conservatoire de Liège, Laurent travaille fréquemment au Théâtre National Wallonie- Bruxelles avec des metteurs en scène comme Lars Norén, Franz-Xaver Kroetz, Hauke Lanz… Il collabore également avec le Groupov d’abord dans Anathème présenté au Festival d’Avignon «In» puis dans Un
Uomo di Meno. Ces dernières années, il a notamment travaillé avec Galin Stoev dans Le Triomphe de l’Amour, avec Emmanuel Meirieu dans Mon Traître et avec
Stéphane Braunshweig dans L’École des Femmes créé dernièrement à l’Odéon Théâtre de l’Europe. Au cinéma, après un atelier «Face Caméra» dirigé par
Olivier Gourmet et Benoît Dervaux, il fait la rencontre de Jean-Pierre et Luc Dardenne, et joue dans Le Silence de Lorna. Depuis il a participé à chacun de
leurs films. Il a aussi travaillé avec Lucas Belvaux, Julien Rambaldi, Stephan Streker…

CORALIE VANDERLINDEN – COMÉDIENNE
Elle se forme au théâtre au Conservatoire de Mons puis dans plusieurs écoles de Madrid. La danse croise son chemin durant son apprentissage. En 2008, elle fonde avec Bénédicte Mottart et Sophie Linsmaux la compagnie3637. Le corps et l’émotion sont des
axes essentiels dans le développement de leur travail. Depuis 2007, elle travaille également avec la Compagnie Point Zéro et Jean Michel d’Hoop dont elle assure l’assistanat pour L’école des ventriloques puis joue dans Trois vieilles d’Alejandro Jodorowski et dans Borgia, comédie contemporaine de Thomas Gunzig. Elle assiste la compagnie Mossoux-Bonté autour du spectacle Les Corps Magnétiques et a suivi des formations avec Duda Paiva, Sara Ludi, Karine Ponties, Mossoux-Bonté. Actuellement, elle joue dans les créations jeune public de la compagnie3637 : Cortex et Des illusions (« Meilleur spectacle Jeune public » aux Prix de la critique 2017) mis en scène par Baptiste  Isaia.

 

Autour du spectacle

  • Samedi 15 février de 16h à 18h30. Autour du spectacle Le BOUSIER. Nous sommes au bord de l’effondrement... Comment créer de nouvelles relations au vivant ? C’est en 1926 que…

  • Lundi 16 mars : Le Varia fait sa chronique sur le printemps des premières fois et le Festival Up! Distribution : En cours. A chaque émission, de nouvelles et nouveaux…

AVEC Cyril Briant, Laurent Caron, Coralie Vanderlinden
MISE EN SCÈNE Sébastien Chollet
TEXTE DRAMATURGIE Thomas Depryck
CRÉATION LUMIÈRE Laurence Halloy
CRÉATION SONORE Éric Ronsse
ŒIL EXTÉRIEUR Nicole Mossoux
SCÉNOGRAPHIE Cécile Balate
CONSTRUCTION Guy Carbonnelle
CRÉATION DES MARIONETTES Loic Nebreda
COSTUMES Annabelle Locks
DÉCOR Cécile Balate
ASSISTANAT GÉNÉRAL Lucie Yerlès
RÉGIE GÉNÉRALE Mathieu Bastyns

PRODUCTION DÉLÉGUÉE Vincent Dessouter

Une création du Collectif Animals en coproduction avec le Théâtre de l’Ancre, le Théâtre Varia, la Coop asbl et Shelter Prod, la compagnie Point Zéro et la compagnie 36/37. Avec le soutien du centre culturel de Genappe, de taxshelter.be, ING et du tax-shelter du gouvernement fédéral belge. Avec l’aide de la Fédération Wallonie-Bruxelles – Service du Théâtre.

© Kyle Thompson

Être ou ne plus être, telle est la question
le Collectifs Animals réécrit la scène des fossoyeurs d’Hamlet à l’ère post-effondrement. (…) Le Bousier est une fable où s’invite aussi Kafka, car une métamorphose est nécessaire. (…)
Très original dans son sujet et dans son ton
Focus Vif
, Estelle Spoto, 12 février 2020 > Lire l’article <

Changer sa relation au monde
Fable fantastico-écologique, la pièce fait appel à différents outils artistiques visuels, sonores, verbal, corporel ainsi qu’à des marionnettes à hauteur d’homme. On y trouve des accents de Shakespeare (la scène des fossoyeurs qui s’interrogent sur la destinée des corps humains dans « Hamlet », Kafka (la métamorphose) ou encore Beckett pour son sens de l’absurde et son pessimisme face à la condition humaine.
Demandez le programme, Didier Béclard, 14 février 2020 > Lire l’article <

 

Les retours du public

 

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