• Lieu:
  • Public: Tout public (15 ans et +)
Les horaires
  • Le mercredi 12/05 à 21h00

  • Le jeudi 13/05 à 21h00

  • Le vendredi 14/05 à 21h00

  • Le samedi 15/05 à 21h00

  • Le mercredi 19/05 à 21h00

  • Le jeudi 20/05 à 21h00

  • Le vendredi 21/05 à 21h00

  • Le samedi 22/05 à 21h00

  • Le mercredi 26/05 à 21h00

  • Le jeudi 27/05 à 21h00

  • Le vendredi 28/05 à 21h00

  • Le samedi 29/05 à 21h00

  • Le mercredi 02/06 à 21h00

  • Le jeudi 03/06 à 21h00

  • Le vendredi 04/06 à 21h00

  • Le samedi 05/06 à 21h00

  • Le mercredi 09/06 à 21h00

  • Le jeudi 10/06 à 21h00

  • Le vendredi 11/06 à 21h00

  • Le samedi 12/06 à 21h00

  • Le mercredi 16/06 à 21h00

  • Le jeudi 17/06 à 21h00

  • Le vendredi 18/06 à 21h00

  • Le samedi 19/06 à 21h00

  • Le mercredi 23/06 à 21h00

  • Le jeudi 24/06 à 21h00

  • Le vendredi 25/06 à 21h00

  • Le samedi 26/06 à 21h00

Au nom du père, du fils…

Un père voudrait prévenir son enfant : plus tard la vie ne sera pas aussi drôle qu’en ce moment. Il voudrait qu’il comprenne que le monde ne tourne pas rond, que ça ne s’arrêtera pas de sitôt, que ça risque d’être pire encore.

Il voudrait lui parler des choses géniales de la vie (prendre une bonne cuite, bien manger, baiser ou jouer). Mais il voudrait surtout lui parler de ce qu’il ressent à l’intérieur de lui, et, en lui parlant de ce qu’il ressent, le protéger de cette fracture, de cette faille, de ce dégoût qui s’est insidieusement installé au fond de lui avec le temps. Mais comment dire de telles choses à son enfant ? Est-ce que ça pourrait commencer en lui disant que, hier, en rentrant …

A voir du 12 mai au 26 juin 2021, du mercredi au samedi à 21h
Impasse des Petits Moineaux – Ixelles
Entrée : participation libre à partir de 8€
Jauge limitée à 30 personnes

Et que faire de Ganesh, le dieu à tête d’éléphant ?

Un homme se promène dans une grande ville occidentale et se retrouve tout à coup face à un petit éléphant. Personne d’autre que lui ne semble le voir. Il décide de le ramener chez lui et de le nommer Ganesh. Son fils est ravi ; sa femme paraît s’en accommoder. Mais que faire de l’éléphant ?

Antoine Laubin transpose ce récit métaphorique qui aborde avec humour la complexité de la transmission, dans un monde post-effondrement. Il fait le choix d’en faire entendre toutes les voix à travers le seul personnage de l’homme comme si celui-ci était le dernier survivant replié dans un abri.

Nous voilà Impasse des Petits Moineaux où l’homme – Axel Cornil – vit désormais, réfugié.  En étant à la fois l’homme et la femme, le père et le fils, et le petit éléphant recueilli, il rejoue à l’infini et jusqu’à l’absurdité la comédie familiale et celle de la vie. 

L’histoire d’un type qui ressemble à son auteur : Thomas

Par Antoine Laubin

C’était avant la pandémie, bien avant. Thomas avait écrit cette histoire d’un type qui croise en rue un éléphanteau qu’il est le seul à voir. Un type qui ressemble beaucoup à Thomas, comme souvent dans ses histoires, et ça m’avait bien plu. J’avais été ému par la réflexion sur la transmission dans un monde où tout s’effondre et j’avais ri franchement à ces dialogues percutants.

Au jury de la bourse française ARTCENA aussi, ça avait bien plu : ils ont désigné Thomas parmi leurs lauréats en mai 2018. Du coup, pour toucher l’argent de la bourse, on a un peu bousculé le calendrier de la compagnie et décidé de monter le projet.

On a d’abord pensé mettre sur scène tout ce qu’il y avait dans le texte : un type qui ressemble à Thomas, sa femme, son fils, un éléphanteau et des personnes qui commentent. Et puis – c’était avant la pandémie, bien avant – je me suis dit qu’on entendrait mieux cette histoire si tout ça nous était raconté après que tout s’était effondré.

Lhistoire dun projet qui bouge avec le temps

Qu’on entendrait mieux si tout avait disparu autour de ce type. Tout : sa femme, son fils, l’éléphanteau, les personnes qui commentent, mais aussi la scène, le gradin, le théâtre même, son bar, ses régisseurs, ses ouvreuses, tout. Pour qu’il ne reste tout de même pas complètement rien, il fallait juste garder le type qui ressemble à Thomas, alors on a proposé à Axel.

Thomas et Axel ne se ressemblent pas tellement (même pas du tout) mais ils rigolent aux mêmes blagues et c’est toujours agréable de parler avec eux. Il fallait aussi trouver un endroit où ce type seul se serait réfugié, après une immense catastrophe, pour raconter son histoire d’éléphanteau qui est en fait une histoire de transmission.

Lhistoire dune histoire à raconter maintenant…

Alors on s’est mis à chercher ce lieu. Et on a trouvé l’Impasse des Petits Moineaux à Ixelles. Le nom était joli et c’était pratique : juste à côté du Varia.

C’était bien avant la pandémie et on s’est dit que, cette histoire-là, on voulait la raconter à de plus petits groupes que d’habitude. Que cette histoire-là, il fallait la raconter sans trop porter la voix. Alors voilà.

Tout ça c’était bien avant mais on va vous la raconter maintenant, cette histoire. On pourra même tou.te.s mettre un masque si on veut. 

Thomas Depryck, Antoine Laubin, De Facto : une compagnie  

Thomas Depryck

Thomas Depryck, auteur, co-fondateur de la compagnie De FactoThomas Depryck est auteur et dramaturge principalement au sein de la compagnie De Facto, mais pas exclusivement.

Pour cette dernière, il est l’auteur de Le réserviste, Dehors (tous deux publiés chez Lansman), Macadam Circus ; le co-auteur de L.E.A.R, Il ne dansera qu’avec elle, co-écrits avec Antoine Laubin, avec qui il a également adapté pour la scène Les langues paternelles, Démons me turlupinant, Crâne et Le roman d’Antoine Doinel.

Il est le dramaturge de la compagnie De Facto sur l’ensemble des spectacles qu’elle produit et sur les mises en scène d’Antoine Laubin. 

Il a par ailleurs écrit pour la scène La beauté du désastre (mise en scène de Lara Ceulemans) et Le bousier (mise en scène de Sébastien Chollet).

Il est également l’auteur de Étreintes dans le noir (Lansman, 2016), Disparition(s), J’ai creusé un fleuve et je me suis jeté dedans (dans le cadre de résidences d’écriture) et de Le jour du meurtre dans la vie de Thomas Sawyer et Huckleberry Finn (publié dans le recueil « La scène aux ados » numéro 14, Lansman 2017).

Il écrit encore des nouvelles ou articles pour la revue Marginales.

Le Prix Georges Vaxelaire (de l’ARLF) lui est décerné pour Dehors et Le Réserviste. Il est nommé deux fois aux Prix de la critique de la Fédération Wallonie-Bruxelles, devenus aujourd’hui les Prix Maeterlinck de la critique théâtre-danse-cirque, dans la catégorie « Meilleur auteur ». En 2016, il reçoit le « Internationalen AutorenPreis » au Heidelberger Stückemarkts Festival (DE) toujours pour Le Réserviste, traduit en allemand par Frank Weigand.

Pour Macadam Circus, il reçoit l’aide d’ARTCENA, structure française fondée en 2016 qui accompagne chaque année une cinquantaine de textes lauréats et œuvre à leur rayonnement et à leur circulation dans les réseaux francophones et internationaux.

www.thomasdepryck.be

Antoine Laubin

Antoine Laubin, metteur en scène et fondatteur de la compagnie De Facto

Antoine

Antoine Laubin se fait professionnellement reconnaître avec le spectacle Les Langues paternelles, adaptation du roman de David Serge (Ed. Robert Laffont) qu’il créé en 2009. Présenté au Théâtre des Doms durant le festival off d’Avignon 2010, il est le spectacle « Coup de cœur » du Club de la Presse. Joué plus de cent fois à travers la francophonie et au-delà, il reçoit également le prix « Meilleure Découverte » aux Prix de la Critique Théâtre-Danse-cirque de la critique de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Combinant écriture de plateau et travail du texte (théâtral ou non, littéraire ou non), Antoine Laubin développe un théâtre-récit à la fois ludique et noir. Ses dispositifs de mises en scène s’attachent à métaphoriser les impasses des systèmes sociaux contemporains et à cristalliser les points de rupture entre normes collectives et individus.

Au cours d’une résidence à L’L (lieu de recherche et d’accompagnement pour la jeune création, Bruxelles), il développe trois recherches en collaboration avec l’auteur et dramaturge Thomas Depryck – Dehors, Le Réserviste, L.E.A.R.

Dehors, créé au Théâtre de Namur en 2012, est présenté en 2013 au festival Impatience, au festival Fast Forward dont il gagne le prix, au festival Premières à Strasbourg et au Festival Sens Interdit à Lyon.

Après une version courte présentée au festival XS 2013 et à l’Intime festival à Namur, Le Réserviste est créé dans sa version longue au Théâtre de la Vie (Bruxelles, 2015), au Théâtre des Doms puis en tournée en France et en Belgique.

L.E.A.R (d’après King Lear de Shakespeare) est créé en 2013 dans le cadre du réseau des quatre Centres dramatiques de la Fédération Wallonie-Bruxelles : Théâtre de Namur, Théâtre Varia, Théâtre de la Place, Manège.Mons. Il est nommé parmi les trois « Meilleurs spectacles » aux Prix de la critique de la fédération Wallonie-Bruxelles.

Suivent :

Démons me turlupinant d’après le roman de Patrick Declerck au Rideau de Bruxelles ; Szenarios de Jean-Marie Piemme au Staatstheater de Braunschweig (Allemagne) et au Théâtre de Liège, Il ne dansera qu’avec elle au Théâtre Varia  et au Théâtre de Liège.

La compagnie devient compagnie associée au Théâtre Varia pour la période 2018 – 2022.

En 2019, Crâne, troisième spectacle de la compagnie conçu sur base d’un livre de Patrick Declerck, rencontre un grand succès critique et public.

Quelques mois plus tard, Le roman d’Antoine Doinel, adaptation des cinq films de la saga imaginée par François Truffaut, ouvre la saison 19-20 du Théâtre Varia, et sera repris à Liège et Strasbourg au cours de la saison 20-21. Le spectacle reçoit quatre nominations aux Prix Maeterlinck de la Critique 2020 (anciennement Prix de la critique) : comédien, comédienne, scénographie et mise en scène.

Par ailleurs, Antoine Laubin est conférencier en dramaturgie et en art dramatique à Arts ² (École supérieure des arts à Mons). Il a été co-directeur de publication et a animé la blog de la revue Alternatives théâtrales de 2015 à 2017. Il est l’un des fondateurs de Conseildead et de la CCTA (Chambre des compagnies théâtrales pour adultes). Avec Jean-Marie Piemme, il a publié le recueil d’entretiens Voyages dans ma cuisine (2008), a édité le livre Accents toniques (2017) et a conçu et réalisé le site 1000repliques.net (2017).

Après Macadam Circus, de Thomas Depryck, qu’il crée dans un lieu alternatif durant la saison 20-21 du Varia, il se lance dans la co-écriture avec Thomas Depryck de Heimat (titre de travail), chroniques d’un village fictif de Wallonie sur sept décennies, projet dont la création est prévue en 2023, après une gestation jalonnée de multiples étapes de travail publiques : en 2016 au Festival XS du Théâtre National à Bruxelles et au Festival d’Avignon, en 2017 au Festival Quatre Chemins à Port-au-Prince, en résidence au Théâtre des Doms en 2018, et bientôt lors d’autres rendez-vous à venir…

 

 


Quelques liens pour aller plus loin dans l’univers du spectacle…

> Le site de la compagnie De Facto

Autour du spectacle

  • Afin de prolonger le spectacle, d'en comprendre la genèse, la fabrication, les enjeux sous-jacents. Accessible à  5€ sur présentation d’une carte d’étudiant en cours de validité.

Avec Axel Cornil
CRÉATION SON Jean-Maël Guyot
ASSISTANAT À LA MISE EN SCÈNE Quentin Simon
LUMIERE, SCÉNOGRAPHIE, MISE EN SCÈNE Antoine Laubin

Une création de De Facto, en partenariat avec ARTCENA, L’Ancre – Théâtre Royal de Charleroi, la Commune d’Ixelles, le Théâtre Varia.
Chargée de production (De Facto) Laurie-Anne Vanbléricq
Développement et diffusion Léa Tarral

www.defacto-asbl.be

© Tiero

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