• Lieu: Petit Varia
  • Public: Tout public (15 ans et +)
Les horaires
  • Le jeudi 09/12 à 20h00

  • Le vendredi 10/12 à 20h00

  • Le samedi 11/12 à 20h00

  • Le mardi 14/12 à 20h00

  • Le mercredi 15/12 à 20h00

  • Le jeudi 16/12 à 20h00

OURAGAN – mais le spectacle aurait tout aussi bien pu s’appeler DOUCEUR ou VIOLENCE, c’est la nuit d’insomnie d’Abdeslam, un prénom qui n’a jamais été facile à porter, ce qui est curieux, car Abdeslam en arabe signifie “porteur de paix”.

A voir au Petit Varia du 9 au 16 décembre 2021
Avec Egon Di Mateo, Ben Fury, Pierre Genicot, Nganji Mutiri, David Scarpuzza

Travailleur jetable

Ouragan - Ilyas Mettioui

Ouragan – © Zoe Janssens

Seul dans son appartement, ce livreur de nouilles à vélo, cet « indépendant complémentaire », ce travailleur jetable, se noie dans la fumée des pétards et de ses idées noires. Confronté aux violences sournoises de la jungle urbaine, il cherche l’apaisement quand son réfrigérateur se met à fumer. Il se lève pour régler le problème et c’est là qu’un deuxième Abdeslam apparaît, puis un troisième, un quatrième et un cinquième. Début de schizophrénie, abus de marijuana ou fatigue exacerbée ? Peu importe, Abdeslam ne peut être réduit à une seule case. Il est multiple, il est quintuple, et il va devoir concilier ses différentes personnalités pour trouver en lui cette paix dont son prénom est annonciateur.

L’insoutenable légèreté de l’être

Avec une douce absurdité et une surprenante distribution de 5 performeurs aux univers artistiques hétéroclites, Ilyas Mettioui capte l’insoutenable légèreté de l’être à la fois ubérisé et urbanisé. En mélangeant le théâtre et la danse, il forme une fresque protéiforme puissante et mélancoliquement drôle pour raconter ces violences qu’on ne voit pas tout de suite, qu’on n’appelle d’ailleurs pas « violences », mais qui finissent toujours d’une façon ou d’une autre par sortir. Il suffit, dit-il, d’observer celles qui s’échappent de nos egos-trip quotidiens ou celles qui transpercent nos carapaces d’ego blessé. Car si la vie est belle, la ville est sans pitié. Mais ne sommes-nous pas toutes et tous un rouage actif de cette machine à violence ?

« La violence, celle que l’on sent. Et pas tous en même temps. Pas pour les mêmes raisons. Pas forcément. Celle qui est en nous/vous. Celle que je n’avais pas vue en moi/toi ».

Extraits de presse

Une critique nuancée et ironique de notre société. Raissa Alingabo Yowali Mbilo – Karoo.me, janvier 2020

Entre chorégraphie rythmée comme une course à la survie, et dialogues acerbes et pleins d’humour, les comédiens décortiquent de façon authentique l’identité qu’on se façonne : ils abordent, avec intelligence et simplicité, les thématiques de racisme, de genre et de consommation sur fond d’injustice sociale. Espiègle, la plume est légère, presque nonchalante, mais le propos ne l’est pas

Ouragan nous dévaste brillamment. Camille Thiry – Demandez le programme.be, janvier 2020.

Au moyen d’une création sonore pépite et immersive de Guillaume Istace, les mouvements des corps des travailleurs jetables titillent et fascinent. Les cinq performeurs jouent finement avec les violences amères des lois de la jungle urbaine » (…)

© Karolina Maruszak et Zoé Janssens

AVEC Egon Di Mateo, Ben Fury, Pierre Genicot, Nganji Mutiri, David Scarpuzza
CRÉATION LUMIÈRE Christian François
CRÉATION SON Guillaume Istace
SCÉNOGRAPHIE Roman Balthazart, Zoé Ceulemans
IMPULSION CHORÉGRAPHIQUE Ben Fury
REGARD ARTISTIQUE Sarah Brahy, Julien Carlier, Simona Soledad
COLLABORATION ARTISTIQUE, DRAMATURGIE Zoé Janssens
ÉCRITURE, MISE EN SCÈNE Ilyas Mettioui

Un spectacle de Le Boréal en coproduction avec l’Atelier 210, le Théâtre de Liège, La Coop asbl et Shelter Prod. Avec l’aide de la Fédération Wallonie-Bruxelles – Service du théâtre. Avec le soutien du KVS, Théâtre Océan Nord, L’Escaut, Compagnie Thor, BAMP- LookIN’OUT, la Wipcoop, et de tax-shelter.be, ING et du tax-shelter du gouvernement fédéral belge.

Le spectacle a été créé à l’Atelier 210 le 14 janvier 2020.

Diffusion Internationale : La Magnanerie-Victor Leclère – Diffusion Belgique : Le Boréal

www.leboreal.be

© Karolina Maruszak

« Ouragan », une pièce intime qui dénonce la violence normative
« L’objectif d’Ouragan n’est pas de justifier les violences, quelles qu’elles soient, ni de culpabiliser le spectateur – au contraire, le spectacle est assez drôle et léger. Mon envie est plutôt de comprendre comment elle est vécue dans le parcours très intime d’un personnage et d’atteindre, grâce à lui, une vue d’ensemble. Car cette violence revêt de nouvelles formes en permanence et, du coup, à force de la côtoyer, on ne la perçoit plus ».
La Libre Belgique, Stéphanie Bocart, interview d’Ilyas Mettioui, 08/01/2020 > Lire l’article <

Le monde ou rien
Entre chorégraphie rythmée comme une course à la survie, et dialogues acerbes et pleins d’humour, les comédiens décortiquent de façon authentique l’identité qu’on se façonne : ils abordent, avec intelligence et simplicité, les thématiques de racisme, de genre et de consommation sur fond d’injustice sociale. Espiègle, la plume est légère, presque nonchalante, mais le propos ne l’est pas.
Karoo, Raissa Alingabo Yowali Mbilo, critique, 28/01/2020 > Lire l’article <

Tu le sens l’ouragan ?
Le rire coupé, on se plonge dans une création sonore rythmée et précise. Sans prévenir, on est happé par la répétition des mouvements des cinq performeurs. Il nous reste à contempler les corps imparfaits du chœur de livreurs partenaires. Puis, lorsqu’un d’entre deux trébuche sur un sac à dos imperméable et cubéiforme, on revient à la violence des injonctions paradoxales du management. Intelligemment et sans mots, ils continuent à décortiquer finement l’horizon bouché et les rapports de force. Sans didactisme déplacé ni uniformisation d’une classe de travailleurs cyclistes, Ouragan nous dévaste brillamment.
Demandez le programme, Camille Thiry, critique, 16/01/2020 > Lire l’article <

Ouagan aux Doms à Avignon : « Tu la sens la violence ? »
Les corps se déplacent, occupent tout l’espace, s’affrontent, se soutiennent tandis que les mots tournoient, passent de l’un à l’autre, suscitent le rire souvent, la réflexion tout autant, puis se mettent à cogner, encore et encore, dans une séquence finale magistrale où Nganji Mutiri se lance dans une harangue incroyablement puissante où revient sans cesse la même question : Tu la sens la violence !
Le Soir, Jean-Marie Wynants, critique, 22/07/2021 > Lire la critique <

 

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