• Lieu: Grand Varia
  • Public: Tout public
Les horaires
  • Le vendredi 29/11 à 21h00

  • Le samedi 30/11 à 21h00

RWANDA 94 : LE FILM + LA CANTATE DE BISESERO (en live)

À travers nous l’humanité

La fin des années 90 et les premières années du 21e siècle au Groupov furent marquées par la création du spectacle Rwanda 94, « une tentative de réparation symbolique envers les morts à l’usage des vivants », dans une mise en scène de Jacques Delcuvellerie.

Le spectacle fut un choc théâtral, émotionnel et politique qui restera, pour le critique, écrivain et chercheur Georges Banu, « le grand spectacle indépassable de la fin du siècle passé. La tragédie des temps modernes ». D’une durée de 5h30, entremêlant fiction et réel, chants et paroles, vidéo et théâtre, témoignages et informations, il fut couronné de nombreux prix et fit une tournée internationale, dont au Rwanda même, dans le cadre de la 10e année de la commémoration du génocide.
Marie-France Collard et Patrick Czaplinski filmèrent le spectacle durant ses dernières représentations, en avril 2005. Le film rend non seulement compte d’une expérience vécue par le public, il est aussi la trace et le témoin d’un événement qui rappelle dans la cité, à la fois le prix unique de chaque individu et la conscience de son inséparable dimension historique et collective.

Les deux soirées proposées permettent de revoir le spectacle dans son intégralité, avec la projection de ses deux premières parties filmées, suivies, en live, de la dernière partie de l’œuvre :
La cantate de Bisesero, qui relate, sur une composition musicale de Garret List, la résistance héroïque des habitants de la région de Kibuye sur la colline de Muyira à Bisesero, où 50.000 Tutsi furent exterminés.

Ve 29 et sa 30 nov
14h partie 1 du film (1h52’) : Itsembabwoko / Génocide – Mwaramutse – La Litanie des Questions
16h30 partie 2 (2h45’) Ubwoko
21h La Cantate de Bisesero (53’)

 

Français travaillant en Belgique, Jacques Delcuvellerie a poursuivi des études d’arts plastiques, de communication sociale avant d’être diplômé de l’Institut National Supérieur des Arts du Spectacle (INSAS – Bruxelles). L’essentiel de son activité est, depuis 1980, lié au GROUPOV dont il est le fondateur et le directeur artistique.

> Cliquez ici < pour lire la biographie de Jacques Delcuvellerie et du Groupov.

> Écoutez ici < l’interview de Jacques Delcuvellerie, sur son parcours, la création du Groupov, et le spectacle Rwanda 94. (Interview réalisée le  23.11.19 par Aurélia Noca)

 

Plus d’infos sur les spectacles :
We call it love
Le petit peuple de la brume + Les enfants d’Amazi
Pinocchio le Kikirga

ACTEURS Laurent Caron, Clotilde Kabale, Carole Karemera, Francine Landrain, Alexandre Trocki
MUSICIENS Aurélie Charneux (clarinettes), Hélène Lieben (violon), Laurence Genevois (alto), Marie-Eve Ronveaux (violoncelle), Fabian Fiorini (piano), Christine Schaller (chanteuse soprano), Stéphanie Mouton (chanteuse alto)
COMPOSITION et DIRECTION MUSICALE Garrett List
RÉALISATION SONORE Jean-Pierre Urbano
DIRECTION TECHNIQUE et LUMIÈRE Fred Op de Beeck
TEXTE Jacques Delcuvellerie, Mathias Simons (nourri des témoignages des rescapés collectés par Rakiya Omar pour African Rights)

Le spectacle a reçu les Prix du Théâtre et Prix Michèle Fabien de la Recherche de la SACD en 2000 – Prix OCE et Prix spécial du Syndicat de la Critique française en 2001 – Prix de la meilleure production étrangère, Académie Québécoise du Théâtre en 2002 – Coq de Cristal en 2003 – Prix de l’Association nationale des Critiques Italiens pour le meilleur spectacle étranger de la saison 2004-2005.

Le film Rwanda 94 a été produit par le Groupov et Parallèles Productions en coproduction avec la RTBF. Avec le soutien du Ministère de la Communauté française de Belgique et des télédistributeurs wallons, avec l’aide de Technocité.

© Lou Hérion

Prix du Théâtre (2000)
Prix Michèle Fabien de la Recherche de la SACD (2000)
Prix OCE (2001)
Prix spécial du Syndicat de la Critique française (2001)
Prix de la meilleure production étrangère, Académie Québécoise du Théâtre (2002)
Coq de Cristal (2003)
Prix de l’Association nationale des Critiques Italiens pour le meilleur spectacle étranger de la saison 2004-2005

Interview

Rwanda 94, une reprise exceptionnelle pour un témoignage de mémoire important
Plus qu’un simple exercice de mise en scène colossale et de travail dramaturgique profond, Rwanda 94 est une véritable thérapie. Nécessaire mais importante, où la force des drames historiques sont ornés des témoignages poignants et essentiels dans un acheminement dédié à la mémoire, afin que ce drame et les témoignages évoqués ne doivent être jamais oublié.
Demandez le programme, Marion Hermet, 6 décembre 2019

Rwanda 94 : Réparation et Remomération
Notre travail fut une tentative de réparation symbolique envers les morts à l’usage des vivants – Jacques Delcuvellerie
France Culture, Joëlle Gayot, Chouchane Djergaian et Valentin Henry, 7 avril 2019

Presse écrite

Rwanda 94 « La vérité a besoin du désir de vérité »
On est littéralement captivé par ce qui se déroule sous nos yeux. Parce qu’on en sort secoué, informé, transformé. Parce que, loin de se contenter du fond, le Groupov a travaillé la forme comme jamais, faisant appel à toutes les ressources de l’art du spectacle. On est loin, très loin des quelques minutes d’« info à chaud » des journaux télévisés. Loin de l’émotion brute qui frappe de plein fouet mais ne fait rien comprendre.
Le Soir +, Jean-Marie Wynants, 27 novembre 2019

 

Entendre, regarder, savoir, comprendre… c’est tout cela qui est au cœur de la création du Groupov sur le génocide du Rwanda (…) On en sort secoué, informé, transformé. Parce que, loin de se contenter du fond, le Groupov a travaillé la forme comme jamais, faisant appel à toutes les ressources de l’art du spectacle.
Le MAD, Jean-Marie Wynants, 6 avril 2005

Rwanda 94 est un opéra exceptionnel, tant par son sujet – le génocide de 1994 – que par ses inventions dramaturgiques, mêlant musiques, paroles, images de télévision, fictions filmées, danses et masques. C’est une veillée funèbre, avec ses temps de recueillement et d’évocation.
Le Monde, Catherine Bédarida, 26 janvier 2001

Cette mise en procès intègre toutes les formes de théâtre au service de la quête de la vérité. […] Ce spectacle consacré à l’avenir de l’humain ne s’efface pas facilement des esprits. L’indifférence à la souffrance d’autrui n’a pas de frontière.
La Croix, Robert Migliorini, 21 janvier 2001

La Cantate de Bisesero […] est un chef d’œuvre inoubliable
Le Journal du Mardi, Jan Vogel, 04 avril 2000

Ça vous prend par les yeux, ça vous envahi les oreilles, ça vous noue la gorge, vous coupe le souffle, vous tord l’estomac. Pour vous laisser retourné, vidé au bout de six heures. On ne sort pas indemne du « Rwanda 1994 » du Groupov
La Libre Belgique, Sonia Jérôme, 22 mars 2000 

[…] un spectacle hors-norme qui arrache nos œillères par sa force politique et artistique.
Handicap International, Janvier – février – mars 2000

Ce spectacle qui tiendrait de la tragédie antique est un état de travail en son et en images qui rappelle que le théâtre est une aventure au long cours et qu’il a plus que jamais un rôle civique à tenir contre la honte et l’inacceptable. Les auteurs de ce spectacle ont accumulé les voyages sur les lieux du génocide, ont enregistré les témoignages de rescapés, ont multiplié les lectures et analysé les médias, dans le but d’associer le public à leurs réflexions.
Spectacles, Nathalie Pierard, 20 janvier 1999

Face à la tragédie rwandaise, la pensée brechtienne fut l’outil du Groupov. Brecht indique que la souffrance humaine n’a pas de causes extérieures à l’homme : nous devons comprendre pourquoi nous souffrons, pour ensuite agir à la transformation du monde.
Le Soir, Laurent Ancion, 27 janvier 1999 

Plus d’extraits > sur le site du Groupov <

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