Toumaï, le nouveau spectacle du chorégraphe Thierry Smits, a déjà connu plusieurs vies pour surfer au mieux sur la vague successive des confinements et sur la question de l’effondrement. De trilogie, il s’est transformé en diptyque, pour devenir aujourd’hui un spectacle unique prêt à être joué quand le moment sera venu. En attendant, toute l’équipe est à son poste pour donner à ce spectacle toujours plus de force et de beauté et vous offrir le meilleur.

Puis, avec cette même distribution qui réunit des artistes venus des quatre coins du monde, Thierry Smits délaissera l’effondrement pour s’attaquer au renouveau du printemps et à la chaleur de l’été. SUMMERTIME, sa nouvelle création en germination et au titre encore provisoire, se veut une forme légère et joyeuse, exclusivement dansée, pour accueillir le retour des beaux jours.

Mais d’abord, place à Toumaï qui tôt ou tard sortira de l’ombre au Studio Thor. Nous ne savons pas encore à quelle date il sera possible de commencer les représentations, mais nous savons qu’elles peuvent se dérouler jusqu’au 13 mars 2021. De quoi garder l’espoir de le voir… et en attendant plus de précisions, voici quelques éléments chipés dans les coulisses de sa création…

 

Les sources d’inspiration de Thierry Smits

Les photos de répétitions

 

Les interprètes

(Merci au Studio Thor pour ces portraits, que vous pouvez également voir sur > la page Facebook de la compagnie < )

Portrait de Valerie Ebuwa ©Henry Gorse

© Henry Gorse

Valerie Ebuwa est une artiste danseuse freelance, activiste, écrivaine et modèle londonienne. Elle a commencé sa formation au Lewisham College avant d’obtenir un BA HONS degree à la London Contemporary Dance School. Elle a travaillé, entre autres, avec Clod Ensemble, Vincent Dance Theatre, Eddie Peake, Holly Blakey et le Michael Douglas Kollektiv.

Elle a également travaillé avec des artistes tels que Chase and Status, Paloma Faith et FKA Twigs. En tant que chorégraphe, elle a créé les spectacles Body Data, CTRL+V, ValUE, ValUE II et Down Bad/ How do you wanna go out?. Valerie écrit pour I am Hip Hop magazine; une version papier et online sur la culture Hip Hop. Son travail a été salué dans les célèbres Crack Magazine, i-D, Glass Magazine et The Earth Issue.

 

Portrait d'André Cabral

@ Queerlo

André Cabral est un danseur/performeur portugais. Il commence sa formation à l’âge de 16 ans en danse Hip-Hop, et à 20 ans, il intègre un cursus de danse à l’Escola Superior de Dança (Lisbonne). Très tôt, il a commencé à danser en tant qu’artiste freelance avec des chorégraphes de toutes les générations de la danse contemporaine portugaise.

Au cours de ces 10 dernières années, André a également travaillé avec des musiciens, des artistes visuels, des directeurs de théâtre, des photographes et des réalisateurs de films.

 » J’ai toujours été inspiré par les gens qui m’entourent et les gens avec qui je travaille. J’apprends beaucoup en observant ce qui se passe près de moi. En même temps, je suis très content quand je suis confronté au risque, quelque chose dont je ne suis pas entièrement sûr, quelque chose de complexe, car sinon je m’ennuie assez facilement ».

 

Portrait de Ruben Brown © Camilla Greenwell

© Camilla Greenwell

Ruben Brown est un danseur britannique originaire du East Midlands. Il a répété avec la London Contemporary Dance School avant de se professionnaliser en 2017. Sa carrière a débuté dans Dead Club pour Requardt et Rosenberg à Londres. Il a ensuite collaboré avec la Compagnie Thor au début de l’année 2018. Depuis, il a exporté son art à Londres, en Corée du Sud et à Los Angeles.

« Pour moi la danse c’est avant tout les gens avec qui je travaille ! C’est à travers la danse que j’ai rencontré les personnes les plus intéressantes et les artistes les plus talentueux, et j’ai la chance de pouvoir les compter aujourd’hui parmi mes amis. J’accorde une place importante à cet aspect de mon art. Ce qui m’intéresse c’est la capacité expressive des corps et le pouvoir de créer une catharsis entre le performeur et son public »

 

Portrait de Maria Mecrcedes Flores Mujica © Marcos Angeloni

© Marcos Angeloni

Maria Mercedes Flores Mujica (Venezuela) : après avoir suivi une carrière académique en langues et traduction, elle décide de se balader en Europe et de dédier son temps et son attention à la danse. Pendant ses études en danse contemporaine en Allemagne, elle travaille avec différents chorégraphes, danseurs, artistes visuels, musiciens, dramaturges, performeurs et écrivains. Toutes ces rencontres l’ont influencée sur le plan personnel et professionnel. Le langage et la traduction représentent ce qui l’intéresse le plus dans sa pratique de la danse.

Comme tous les freelancers, elle performe, enseigne et produit son propre travail. Immergée dans une recherche plus particulière en termes de communication, son travail construit de nouvelles formes d’interactions entre les performeurs, le public et l’espace, il matérialise de nouveaux langages. Par l’étude des émotions, elle crée des écosystèmes atmosphériques performatifs qui fleurissent sur scène et au-delà. Un caractère ludique, humoristique et en quête d’inter-connectivités, tels sont les éléments importants qui viennent accompagner ses créations, ses cours et ses expériences de vie.

 

Portrait de Joan Ferré Gomez

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Joan Ferré Gomez est né à Barcelone, le 24 mai 1993. Il grandit en Espagne où, tout jeune, il découvre sa passion pour le mouvement. Après avoir terminé son enseignement secondaire, il se lance dans l’étude de la danse contemporaine à l’Àrea, Espai de Dansa i Creació de Barcelone, puis déménage à Rotterdam pour intégrer la Codarts, University of the Arts. Pendant cette période il réalise un stage au Luzerner Theater (Suisse).

Une fois diplômé de la Codarts, en 2016, il décroche son premier job à Mannheim (Allemagne) sous la direction de Stephan Thoss. Au bout de deux ans il intègre le Görlitz Gerhart Hauptmann Theater (Allemagne) aux côtés de Marko E. Weigert et Dan Pelleg. Il côtoie notamment des chorégraphes tels que Marina Mascarell, Idan Sharabi, Felix Lander, Marco Goecke, Jan Martens. Par la suite, il commence sa carrière de freelancer entre Berlin et Amsterdam où il collabore avec Ivgi&Greben.

 

Portrait d'Edu Turull © Carolina Martins

© Carolina Martins

Edu Turull
« Lorsque j’ai commencé mes études au conservatoire de Barcelone, j’ai dansé dans plusieurs compagnies, puis je me suis aventuré en Israël pendant 8 ans. C’était un moment important dans ma vie, cela m’a permis d’aller à la rencontre d’artistes talentueux et de grandir en tant que danseur et en tant que personne. J’ai appris beaucoup de choses là-bas. J’ai éprouvé beaucoup d’émotions contradictoires pendant ce temps mais, au final, le plus important, c’était les personnes qui m’entouraient et qui me faisaient sentir comme si j’étais à la maison.

Par la suite, j’ai quitté Israël et je me suis dédié à ma seconde carrière, le tattoo ! Comme pour la danse, c’était difficile à mes débuts. Mais aujourd’hui, vous me trouverez quand même avec un crayon à la main, en train de dessiner. J’ai toujours aimé l’art du tatouage et le design. J’étudie pour enrichir cette passion et je voyage toujours avec mon matériel pour tatouer. Je vis maintenant à Bruxelles, je travaille pour la compagnie Thor et je suis prêt à développer et partager mes productions en tatouage. Pour ceux qui seraient intéressés vous pouvez me suivre ou me contacter sur Instagram @tattooturull »

 

Portrait d'Annabel Reid

© DR

Annabel Reid est une danseuse contemporaine, performeuse et artiste freelance basée à Bruxelles. Elle est diplomée de la Amsterdam University of the Arts dans le départements Modern Theatre Dance en 2019.

Annabel travaille avec Troubleyn/Jan Fabre depuis 2016. Elle a été danseuse et actrice dans les productions Mount Olympus : To glorify the cult of tragedy, A 24-hour performance et Belgian rules / Belgium rules. Elle a travaillé en tant que performeuse physique et assistante artistique pour MovedByMatter/ Kasper Vandenberghe dans sa performance in situ Panic Fear of Standing Still. Elle fait partie également de la compagnie de Benjamin Forel, L’Ineffable Theatre, sur plusieurs de leurs créations.

Concernée par les crises environnementales et les combats pour défendre le droit des femmes, Annabel essaye de créer des ponts entre son travail artistique et les causes qu’elle défend. Au début de l’année 2020 ; elle rejoint Acting for Climate, un collectif scandinave qui a pour but d’ouvrir à la discussion sur des sujets liés au changement climatique, et créé une performance pour le Klimafestivalen à Oslo. Plus récemment, elle collabore avec l’artiste visuelle Juliette Lizotte, autour d’une installation vidéo et une performance dansée dans lesquelles elle questionne l’écoféminisme à travers le personnage subversif d’une sorcière.

« En constante recherche de ce qu’est la définition du mouvement et de la danse, j’ai développé et continue de développer une approche au mouvement et à la physicalité qui m’amène à chercher ce que l’imagination, en relation avec une pleine conscience des sensations, peut offrir comme authenticité au corps, à la voix, à l’art de la scène.  »

 

Portrait de Mimbi Lubansu

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Mimbi Lubansu

Mimbi Lubansu a 15 ans, il aime la littérature et la musique. Il a fait ses premiers pas au sein de la Dancingkids, l’école de danse pour enfants de Rosas. Pour lui, la danse c’est avant tout un moyen de raconter des histoires avec son corps. Son interprétation de cette discipline, très communicative, très onirique, très épique constitue l’essence artistique de la danse. Son objectif est de continuer d’apprendre, de se spécialiser, de se professionnaliser pour pouvoir raconter encore plus d’histoires avec son corps.

« Aujourd’hui je suis ici et je suis très content. C’est mon rêve depuis toujours, regarder ces danseurs, étudier leurs mouvements, ça m’apprend tellement de choses. J’ai envie d’être danseur aussi plus tard et j’ai conscience de la chance que j’ai d’être dans une équipe comme ça. J’ai commencé la danse en regardant, en l’observant au théâtre où travaillait mon père. J’ai très vite aimé la manière dont les danseurs utilisaient leur corps, ça me passionnait. Écrire avec son corps, je trouve ça incroyable. »

 

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