• Lieu: Studio Thor
  • Public: Tout public (16 ans et +)
Les horaires
  • Le mardi 12/01 à 20h30

  • Le mercredi 13/01 à 19h30

  • Le jeudi 14/01 à 20h30

  • Le vendredi 15/01 à 20h30

  • Le samedi 16/01 à 20h30

  • Le mardi 19/01 à 20h30

  • Le mercredi 20/01 à 19h30

  • Le jeudi 21/01 à 20h30

  • Le vendredi 22/01 à 20h30

  • Le samedi 23/01 à 20h30

  • Le mardi 26/01 à 20h30

  • Le mercredi 27/01 à 19h30

  • Le jeudi 28/01 à 20h30

  • Le vendredi 29/01 à 20h30

  • Le samedi 30/01 à 20h30

  • Le mardi 02/02 à 20h30

  • Le mercredi 03/02 à 19h30

  • Le jeudi 04/02 à 20h30

  • Le vendredi 05/02 à 20h30

  • Le samedi 06/02 à 20h30

  • Le mercredi 10/02 à 19h30

  • Le jeudi 11/02 à 20h30

  • Le vendredi 12/02 à 20h30

  • Le samedi 13/02 à 20h30

  • Le mercredi 17/02 à 19h30

  • Le jeudi 18/02 à 20h30

  • Le vendredi 19/02 à 20h30

  • Le samedi 20/02 à 20h30

  • Le mercredi 24/02 à 19h30

  • Le jeudi 25/02 à 20h30

  • Le vendredi 26/02 à 20h30

  • Le samedi 27/02 à 20h30

  • Le mercredi 03/03 à 19h30

  • Le jeudi 04/03 à 20h30

  • Le vendredi 05/03 à 20h30

  • Le samedi 06/03 à 20h30

  • Le mercredi 10/03 à 19h30

  • Le jeudi 11/03 à 20h30

  • Le vendredi 12/03 à 20h30

  • Le samedi 13/03 à 20h30

« Toumaï » signifie « Espoir de vie » dans la langue gorane parlée au Sahara central en référence aux nouveau-nés pendant la saison où la survie est la plus difficile. C’est aussi le surnom donné aux restes fossiles d’un primate retrouvé au Tchad, potentiel chaînon manquant de l’évolution vers le genre humain, trait d’union symbolique qui nous relie à l’ensemble de la vie et du non-humain sur Terre.

À voir au Studio Thor : 49 rue Saint-Josse, dès la réouverture des salles.

Toumaï Visions

La nouvelle création de Thierry Smits puise son inspiration dans ce que l’humanité peut avoir de plus sombre. Humour, tragédie et poésie sont mixés pour construire un ensemble de visions contrastées esquissant une humanité à venir en situation de post effondrement bio-climatique. Elles en tressent les corps déboussolés, les imaginaires en plein déni, les pulsions violentes, les mémoires assourdies de fureurs productivistes et les oublis des combats éco-féministes.

Non sans écho avec la crise sanitaire que nous traversons, quelques rares visions, parfois très brèves comme la dernière, laissent ouverts des moments que l’on peut croire d’espérance selon la perception que chacunE peut s’en faire.

Espoir de vie

Portée par une distribution cosmopolite, articulée autour d’un énigmatique container noir chorégraphié, Toumaï transcrit en situations plastiques, sonores, incarnées et radicales, notre futur possible entre catastrophe et résilience.

Sans trancher les questions de transition ou d’adaptation, ces visions proposent des chemins de traverse traduisant l’effet de ces questions sur les corps et leurs désirs mus par l’espoir de vie… En cinq grandes parties Toumaï Visions développe la question : comment l’arrêt du lien à la consommation universelle nous affecte ?

Quand une vie consacrée à l’extractivisme et au consumérisme s’arrête, les corps satisfaits et repus, jusqu’alors articulés par le désir de consommation, font face à des choix et à des métamorphoses obligés. Comme dans toute perte, ces corps sont traversés d’abord par des symptômes. Plus rarement par des remises en cause et des stratégies plus ou moins solidaires dans la survie.

Vers de nouveau rapports de force

Scandées par des noirs plateaux, accompagnées de créations sonores basées sur des sons industriels directement extraits des chaînes de production et de distribution, ces visions sont irriguées par le rappel sonore en off de voix minorisées qui depuis un demi siècle alertent, luttent et proposent des solutions, en particulier du côté des éco-féministes des pays ou des peuples non dominants.

Face à l’inconséquence partagée, elle réaffirment l’interconnexion systémique qui nous relient.
Le choc et le déni ouvrent Toumaï Visions, en réaction à l’impossibilité de poursuivre la culture consumériste.

Dans la seconde partie, une première expression des émotions résultantes fait émerger des luttes et des combats, mais sans issue car déconnectées de la réalité et des possibilités de solidarité.

Dans la troisième partie, le sens de la perte et le retour du réel semble apparaître. Mais avec des conséquences très différentes pour chacunEs : parfois fantasmées à outrance, parfois très douloureusement en manques toxiques, parfois encore ouverts à des lueurs d’espérance en reconnexion avec des forces trop longtemps tenues en relégation, féminismes ou réinvention des rapports au monde.

L’avant dernière partie voit la violence tout emporter jusqu’au pire. La partie finale propose une métamorphose des rapports des corps dans la réconciliation, la douleur, et tend à créer de nouveaux rapports de force issus d’étranges solidarités face à l’adversité qui ne cesse de se manifester.

 

Thierry Smits

Thierry Smits, chorégraphe, Compagnie ThorThierry Smits, avec sa Compagnie Thor, compte aujourd’hui parmi les références de la danse contemporaine belge. En 25 ans, le chorégraphe a affirmé une démarche artistique à bien des titres hors normes, au caractère fréquemment polémique, souvent à contre-courant des tendances.

Alternant spectacles de danse et pièces plus performatives, ses créations explorent le rapport au corps – objet de désir, de plaisir et de finitude -, qu’il considère aujourd’hui plus que jamais comme un espace politique, « le seul territoire de liberté qu’il nous reste ».

Depuis le lancement de sa compagnie en 1990, Thierry Smits a créé plus de trente spectacles de danse. Parmi ceux-ci, Eros délétère (1991), Red Rubber Balls (1999), D’ORIENT (2005), V.-Nightmares (2007), To the Ones I Love (2010) jusqu’à tout récemment Anima Ardens (2016) et WAW (2018) spectacles au grand succès public.

Ses créations, caractérisées par un sens aigu de l’image, convoquent des esthétiques tantôt pop et queer, volontiers provocatrices, tantôt épurées et contemporaines. Quelle qu’en soit la forme, ses propositions témoignent d’une rigueur technique et d’une créativité gestuelle omniprésentes, d’une franchise et d’une générosité évidentes.

Compagnie Thor

La Compagnie Thor rassemble des artistes de très haut niveau venant du monde entier. Outre la richesse chorégraphique et scénique de ses spectacles, c’est aussi grâce à leur talent qu’elle a acquis sa notoriété et a pu multiplier ses tournées en Belgique et à l’étranger:

en France, en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas, en Allemagne, au Danemark, en Hongrie, en Croatie, aux Etats-Unis, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, dans des lieux et festivals tels que le Barbican à Londres, Trafó à Budapest, le Schriittmacher Festival à Aachen, l’Opéra de Rouen, le BIPOD Festival à Beirut, le Teatro de la Ciudad à Mexico ou la prestigieuse Brooklyn Academy of Music à New York.

Avant de s’installer au Studio Thor, un lieu de travail et de représentation que le Ministère de la Culture met à sa disposition, Thierry Smits a été durant plusieurs années en résidence artistique au Théâtre Varia à Bruxelles. Ce dernier continue à programmer ses spectacles, qu’ils soient présentés dans le Studio ou au théâtre même.

 


 

Quelques liens pour aller plus loin dans l’univers de Toumaï …

-> Le site de la Compagnie Thor

Autour du spectacle

  • Thierry Smits nous revient juste à temps pour le solstice d’été avec une nouvelle création destinée à nous faire oublier le temps d’une cinquantaine de minutes les moments difficiles de…

  • Thierry Smits, chorégraphe, Compagnie Thor

    La première représentation de Toumaï devait avoir lieu le 1er décembre 2020. Suite à la fermeture des salles de spectacle, les représentations sont reportées à une date encore incertaine… Mais…

  • Les interprètes du spectacle Toumaï - Thierry Smits/Cie Thor

    Toumaï, le nouveau spectacle du chorégraphe Thierry Smits, a déjà connu plusieurs vies pour surfer au mieux sur la vague successive des confinements et sur la question de l’effondrement. De…

© Hichem Dahes

DANSEURS Ruben Brown, André Cabral, Valerie Ebuwa, Juan Ferré Gomez, Mimbi Lubansu, Eduard Turull Montells, Maria Mercedes Flores Mujica, Annabel Reid
CRÉATION LUMIÈRE, CONSTRUCTION Ralf Noon
CRÉATION SONORE Jean-François Lejeune
CRÉATION COSTUME Stefania Assandri
SCÉNOGRAPHIE COLLECTIVE en dialogue avec Boris Dambly
DRAMATURGIE, ASSISTANAT À LA MISE EN SCÈNE Jacques André
ASSISTANAT À LA CHORÉGRAPHIE Vincenzo Carta
MISE EN SCÈNE, CHORÉGRAPHIE Thierry Smits

© Laeticia Defendini

Une création de la compagnie Thor en coproduction avec le Théâtre Varia, Charleroi Danse, La Coop asbl et Shelter Prod. Avec le soutien de taxshelter.be, ING et du tax-shelter du gouvernement fédéral belge.

Administration et production Cie Thor : Fabien Defendini

Presse écrite

Une création en suspens, une autre en perspective, une compagnie en mouvement
« On réalise un chapitrage de Toumaï en 5 parties, d’une durée chacune de 9 à 12 minutes (un format plus adapté aux réseaux sociaux), avec deux cameramen à la prise de vue. Il s’agit moins d’une captation du spectacle au sens classique que d’une immersion dans l’univers du spectacle, un objet en soi.” Objet à retrouver sur la plateforme numérique internationale citerne.live.
La Libre Belgique, Marie Baudet, 20 janvier 2021 > Lire l’article <

« Toumaï » : la caméra au cœur de la danse
Perte de sens, luttes diverses menant aux combats les plus violents, rejet de l’autre sont ainsi évoqués dans un spectacle qui parle également de la place des femmes ou encore de la problématique des réfugiés. Mais se termine, comme le titre le laisse entrevoir, sur un éclair d’espoir…
Le Soir, Jean-Marie Wynants, 7 avril 2021 > Lire l’article <

Pauvres humains
Le chorégraphe Thierry Smits livre sa dernière création dans une captation disponible en ligne: Toumaï, panorama allégorique d’une humanité avide et déchirée.
Focus Vif, Estelle Spoto, 8 avril 2021 > Lire l’article <

Presse audiovisuelle

RTBF, La 1ère, Au bout du jour, Eddy Caekelberghs, interview, 1 février 2021

 

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