La compagnie Trou de Ver a été créée en 2013. Aujourd’hui, elle est codirigée par Laura Petrone et Guillaume Kerbusch. Ce dernier, acteur, auteur et metteur en scène, écrit et met en scène des spectacles qui ont pour but de donner le goût du théâtre aux adolescents. Il se place au cœur de leurs préoccupations avec des formes dynamiques et modernes qui les impressionnent et des sujets forts (le divorce, l’obésité, la honte sociale, le transgenre…) qu’il traite avec humour pour les bousculer et les interpeller.

Trou de Ver et le Varia

Vous souvenez-vous de votre première fois au Varia ?

Guillaume : En tant que spectateur, j’étais en deuxième au Conservatoire, c’était il y a douze ans. J’étais venu voir un spectacle de Peter Brook au Grand Varia. J’avais été impressionné par la grandeur de cette création.

– Laura : Je suis venue voir L’étranger de Camus mis en scène par Benoît Verhaert. Nous devions le rencontrer à la suite du spectacle car le Centre des Arts Scénique avait proposé à Benoît d’être le parrain de la première pièce de la compagnie, Le trait d’union. C’est aussi au cours de cette soirée que nous avons rencontré Sylvie Somen la directrice du Varia. C’est un peu ce soir-là que l’aventure au Varia a commencé pour Trou de ver suite à cette belle rencontre. 

Voudriez-vous partager un souvenir mémorable ou une anecdote amusante, vécue au Varia ?

Guillaume : J’ai passé des heures et des heures dans le bureau d’Abdel Makoudi, le directeur financier du Varia, parce que j’aime beaucoup l’aspect administratif du travail. Même en tant qu’artiste, j’adore passer des heures à discuter de gestion avec lui.

Laura : Toute la création costume de Jimmy n’est plus là, en compagnie d’Odile, la costumière du Théâtre. Guillaume voulait absolument avoir un personnage qui était chauve, on a galéré pour faire ce crâne , qui au final lui allait pas mal !

Des œuvres qui changent la vie

Quel est le spectacle que vous avez créé ou auquel vous avez participé, qui a eu le plus gros impact sur votre vie ?

–  Guillaume : Le Trait d’union, mon premier spectacle. Parce que c’est le spectacle qui m’a fait reconnaître auprès de la presse et c’est à partir de ce moment-là que j’ai commencé à travailler au Varia.

La première fois que j’ai rencontré Sylvie Somen, c’était pendant que je présentais une étape de travail de ce projet au festival « Courants d’airs ». Cécile, du Centre des Arts scéniques, voulait que les jeunes créateurs rencontrent un parrain ou une marraine. Elle m’a présenté à Benoît Verhaert qui était en train de monter L’étranger de Camus au Varia, et elle l’avait proposé parce qu’il menait un travail en direction des adolescents. Cécile m’a présenté également à Sylvie en lui disant que j’avais écrit un super texte qui ferait un super spectacle. C’est comme ça que Sylvie a lu Le trait d’union, qu’elle l’a bien aimé et que le spectacle a été présenté au Varia; c’était le début d’une belle amitié.

Laura : J’ai participé au spectacle Jimmy n’est plus là. Tout d’abord,  j’adore l’écriture de Guillaume : le rythme de ses pièces , son originalité, son humour, ses idées audacieuses, … Et dans Jimmy, il a fait un travail d’écriture plein de rebondissements où les histoires des personnages se croisent, se retournent, … On est surpris jusqu’à la fin. 

C’est aussi un spectacle qui a eu un gros impact sur ma vie étant donné que c’est le premier spectacle dans lequel je joue en tant que comédienne , comme à la base, je suis pianiste. Il a fallu que j’apprenne tout sur le plateau, l’espace, le jeu théâtral, mais j’avais une confiance totale en Guillaume , et puis on se connait bien, nous formons une très bonne équipe!

Quelle est l’œuvre qui t’a le plus marqué en tant que spectateur ?

Guillaume : Le spectacle de Jaco Van Dormael, Kiss and cry. J’utilise la vidéo dans mes spectacles – je fais du cinéma aussi – et à ce niveau-là, c’est vraiment le spectacle qui m’a le plus émerveillé.

Les Chatouilles d’Andréa Bescond et Eric Métayer est également un spectacle incroyable.

Et en film, Les anges gardiens de Jean-Marie Poiré, avec Depardieu.

Laura : J’en ai plusieurs , mais elles changent en fonction du temps et des périodes…

Pour le moment , je dirai Rocky avec Sylvester Stalone ; je suis touchée par ce personnage qui a perdu toute confiance en lui, et qui petit à petit avec l’aide des autres et de l’amour, va la récupérer et se dépasser …

 

Si Trou de Ver était…

Guillaume Kerbusch, acteur de cinéma, télé et théâtre - Trou de Ver

  • une émotion / un sentiment ?  La solitude, liée aux monologues de mes spectacles. Parce que j’écris toujours sur des sujets vécus qui me touchent.
  • un cri d’animal ? Un aboiement. De chien. Mais de petit chien. Du genre de ceux qui attaquent les visiteurs dans les chenils.
  • un être / un animal légendaire ?  Hamlet.
  • une partie du corps ? Le ventre. Parce que mon premier spectacle parlait de l’obésité.
  • un sport olympique ? Le curling. Ça parait inutile et pourtant des gens se prennent de passion pour ce sport.
  • un objet du quotidien ?  Youtube. J’y passe énormément de temps et beaucoup de spectacles que j’ai écrits sont en rapport avec cette plateforme.
  • une figure de style ? La répétition.
  • un courant artistique (hors contemporain) ? Le romantisme.
  • un dicton ? « Ton plus grand ennemi surgira de là où tu l’attendras le moins ». C’est ce que dit Confucius dans Jimmy n’est plus là. Mais en réalité c’est une citation de Jules César et pas de Confucius.

 

Portrait de la pianiste et comédienne Laura Petrone

  • une émotion / un sentiment ? La nostalgie , car les pièces sont en rapport avec l’adolescence/le passé – la solitude 
  • un cri d’animal ? Un aboiement de Yorkshire  
  • un être / un animal légendaire ? Le Petit Dragon (pour Bruce Lee)
  • une partie du corps ? Le ventre , parce que tout part de ce qu’on a à l’intérieur. Pareil pour quand on joue, ça vient du ventre. 
  • un sport des jeux olympiques ? Le ping-pong , parce que je trouve ça un peu ringard, mais ceux qui en font prenne ça au sérieux 
  • un objet du quotidien ? Un miroir , car toutes les pièces de trou de ver, parlent du regard
  • une figure de style ? La comparaison car les personnages dans les pièces de trou de ver, en utilisent beaucoup
  • un courant artistique (hors contemporain) ? Le rococo , car les personnages des pièces de trou de ver, sont excessifs et en veulent toujours trop.
  • un dicton ? « Le regard des autres, ça vous suit toute la vie, et ça vous colle à la peau comme un chewing gum dans les cheveux. » 
 
 
 

 

Vous voulez tout savoir sur Trou de Ver ? Rendez-vous > sur le site de la compagnie <

Et pour rencontrer les autres artistes associé.e.s, rendez-vous > sur la page des portraits <


 

L’actualité de la compagnie

Trou de Ver présente

  • Jimmy n’est plus là, au Petit Varia du 19 au 30 janvier 2021 (spectacle lauréat du prix de la ministre de la jeunesse et coup de cœur de la presse aux rencontres de Huy 2019)
  • Brandon, au Petit Varia, du 2 au 6 février 2020

 

Partager la page