• Lieu: Grand Varia
  • Public: Tout public
Les horaires
  • Le mardi 03/12 à 20h30

  • Le mercredi 04/12 à 20h30

  • Le jeudi 05/12 à 20h30

  • Le vendredi 06/12 à 20h30

Un huis-clos de Felwine Sarr qui, à partir d’une histoire vraie, questionne les concepts de justice, de pardon et de réconciliation.

Un huis-clos de Felwine Sarr qui, à partir d’une histoire vraie, questionne les concepts de justice, de pardon et de réconciliation.
Au lendemain du génocide, une femme désormais seule décide de donner le trop plein d’amour qu’elle avait pour les siens à celui qu’elle pense en avoir le plus besoin : le bourreau de son fils. Elle est propriétaire d’une bananeraie, lui est un agriculteur. Elle cherche à comprendre comment il a pu commettre un tel crime. Il lui parle de Juvénal, le président dictateur du Rwanda. Elle lui parle d’humanité et d’Imana, le dieu qu’ils ont en commun. Elle lui propose de l’adopter pour qu’il devienne son « fils d’humanité ». Car, dit-elle, « seul l’impardonnable est pardonnable et la pluie tombe sur tous les hommes ».

Denis Mpunga, qui signe la mise en scène, place le public dans un dispositif bi-frontal, métaphore de l’altérité, « du frère et de l’ennemi, de l’autre qui est à la fois mon reflet, et mon ombre ». Deux groupes se font face, deux êtres s’affrontent, et au milieu, circule la parole intime qui devient celle de la mémoire collective.

Carole Karemera est d’une exceptionnelle présence. Entre honte et fierté, Michaël Sengazi donne toute la mesure à son personnage, et les sons et les chants de Hervé Twahirwa font de cette tragédie moderne, un récit déchirant.

 

La cathédrale sonore

Une installation visuelle et musicale à visiter et à écouter. On y entend des souvenirs enregistrés – toujours positifs et porteurs de sens et de vie – que des amis, proches, familles, connaissances… décédés durant le génocide ont laissé à celles et ceux qui ont survécu.

La cathédrale sonore et We call it love ont été créés à partir de recherches documentaires et d’interviews réalisées au Rwanda par Carole Karemera, dans le cadre du projet « Arts & Memory »

Plus d’infos sur les spectacles :
Rwanda 94 et La cantate de Bisesero
Le petit peuple de la brume + Les enfants d’Amazi
Pinocchio le Kikirga

AVEC Carole Karemera, David-Minor Ilunga, Hervé Twahirwa
TEXTE Felwine Sarr
MISE EN SCÈNE Denis Mpunga
COMPOSITION MUSICALE Hervé Twahirwa
DRAMATURGIE Carole Karemera
CRÉATION ET RÉGIE LUMIÈRE Roman Kanobana

Un spectacle de Ishyo Arts Centre en coproduction le Théâtre de la Poudrerie à Sevran, l’Union Européenne en partenariat avec Positive Productions (Rwanda).

© Jean-Louis Fernandez

25 ans après le génocide des tutsis: comment revivre ensemble?
Ce n’est pas le premier spectacle consacré au génocide des Tutsis (…) j’ai vu d’autres spectacles, lu d’autres livres et articles, interrogé le magistrat instructeur et l’un des avocats des parties civiles lors d’un des procès de génocidaires à Bruxelles, cette tragédie m’est connue. Mais « We call it love » m’a touchée très profondément, sans doute parce qu’il pose la question essentielle : comment survivre à la haine poussée jusqu’au crime contre l’humanité ? comment retrouver, recouvrer l’humanité?

Françoise Nice, 5 décembre 2019 > Lire l’article <

Franchir les barrières de l’offense pour reconstruire la communauté
S’inspirant d’une histoire vraie, Felwine Sarr a trouvé les mots et le ton justes pour aborder sobrement la question délicate du pardon et de la réconciliation. Son texte, d’une grande force poétique, nous mène aussi, presque naturellement, de la cruauté du monde au paisible royaume des morts, où père et fils se retrouvent. Sous le regard de Denis Mpunga, Carole Karemera et David-Minor Ilunga sont magnifiques d’humanité, sans jamais céder au pathos. La configuration du plateau les rend si proches qu’on partage, en symbiose avec eux, leur douloureuse confrontation. Ils sont accompagnés par Hervé Twahirwa, formidable homme-orchestre qui faufile ses sons dans les interstices de la parole : bruits, cris, chants, notes étranges arrachées à des instruments traditionnels jaillissent de l’ombre et racontent ce que ne peuvent dire les mots.
RTBF.be/Culture, Dominique Mussche, 5 décembre 2019 > Lire l’article <

Son mari et son fils unique ont été tués par les miliciens, et pourtant elle choisit de pardonner à leur bourreau (…) Dans un dispositif bifrontal immersif, le texte de Felwine Sarr fait entendre avec une juste sobriété cette histoire vraie. De très beaux jeux de lumière accompagnent le tortueux chemin de la réconciliation post-génocide, cette mémoire à vif, peuplée de sang et de fantômes. Aux côtés des deux acteurs, le musicien Hervé Twahirwa exprime de façon sensible et juste la douleur qui ne peut être dite.
I/O Gazette, Agathe Charnet, 21 mars 2017 > Lire l’article <

Cette pièce, créée à partir de recherches documentaires et d’interviews sur le thème des droits de l’Homme et de la mémoire, est une tragédie moderne qui nous enseigne la tolérance dans l’intelligence et l’amour d’autrui.
Médiapart, Donello Dashiell, 14 mars 2017 > Lire l’article <

Un spectacle d’une grande justesse, sans concession, simple et bouleversant.
Théâtre du Blog, Julien Barsan, 8 février 2017 > Lire l’article <

découvrir en soi le dénominateur commun, au lieu de promener le regard pour tenter de le trouver ailleurs. C’est là pour moi la force de la pièce : pousser à ce travail en ne donnant pas à voir la réconciliation sur scène, mais en faisant éclore à l’abri des regards, dans les tréfonds des âmes, sa possibilité.
Karoo,
Benjamin Sablain, 21 janvier 2020 > Lire l’article <

 

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